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LA MACROBIOTIQUE

La macrobiotique existe depuis des milliers d’années en tant que science de longue vie. Elle était connue des grecs de l’antiquité comme des anciens celtes. Le docteur Georges Oshawa n’a donc rien inventé en 1929. Il n’a fait que réhabiliter un art de bien vivre en lui appliquant de surcroît certains aspects procédant de la Connaissance d’Extrême-Orient. Confronté aux limites de la médecine moderne il vient en France, s’inscrit à la Sorbonne, fréquente l’institut Pasteur et la Bibliothèque Nationale. C’est là, sans doute dans un ancien ouvrage, qu’il va redécouvrir les vertus de la diète macrobiotique. Après un long et aventureux périple il revient en France en 1957 pour présenter une nouvelle macrobiotique colorée par la notion de «Principe unique» et par la dialectique taoiste. Le succès est immédiat et massif. Le «Zen macrobiotique» se vend à plus d’un million d’exemplaires. De nombreux restaurants s’ouvrent dans toute l’Europe et beaucoup de centres se créent. En quelques années des milliers d’adeptes se convertissent aux secrets de la cuisine macrobiotique. En deux décennies ce nouvel art de vivre en harmonie avec l’«ordre de l’univers» s’épanouit sur presque toute la planète.

La macrobiotique selon Georges Oshawa s’appuie sur sept lois simples:
- Apprendre à reconnaître le jeu des forces complémentaires Yin et Yang dans l’alimentation comme dans la nature. Apprendre en cela à utiliser ces deux polarités pour trouver le juste équilibre.
- Respecter l’ordre naturel en ne consommant pas de produits alimentaires contenant des additifs chimiques et donner la priorité aux aliments issus de l’agriculture biologique.
- Consommer les fruits et légumes provenant de la zone climatique où l’on vit en respectant la saison biologique naturelle correspondant à chaque végétal. Utiliser régulièrement dans son alimentation les fruits et les légumes sauvages locaux.
- La consommation de produits animaux devrait répondre à trois critères :
a) Si l’on souhaite consommer de la viande : Manger les espèces qui ne fuient pas
b) Si l’on souhaite consommer de la viande : Manger les espèces biologiquement les plus éloignées de nous
c) Éviter, dans la mesure du possible, les produits laitiers
- Composition de l’assiette macrobiotique standard de base sous un climat tempéré :
Potage : 5% Céréales : 40% Légumineuses : 10% Légumes : 25% Algues : 5%
Protéines : 15%
- «Non credo» : Ne pas croire sur parole mais arriver à une claire conclusion par sa propre réflexion et sa propre expérience
- «Vivere parvo» : savoir se contenter de l’essentiel sans gaspiller ce que la vie nous offre. Appliquer le sens de la reconnaissance pour tout ce que l’on a reçu.
Ces lois simples sont en fait des recommandations relevant du bon sens. Il convient à chacun de les appliquer en fonction des circonstances, de son expérience, de sa compréhension ou de ses possibilités.
La loi naturelle détermine que toute vie animale dépend du règne végétal pour survivre en transformant les facteurs chimiques naturels en aliments digestibles. La chaîne alimentaire impose le fait que les grands poissons se nourrissent des plus petits, ces derniers se nourrissant des plantes maritimes ou de rivière. Les carnivores dévorent les herbivores. Ainsi, les humains, les êtres les plus récents de cette chaîne alimentaire, dépendent plus ou moins du monde végétal pour leur alimentation. La philosophie macrobiotique, fondée sur l’expérience, nous enseigne que malgré la démonstration continuelle de l’être humain de sa capacité à ingérer tout ce qu’il veut (à quel prix !), sa santé et sa vitalité sont d’autant meilleures s’il tire au maximum sa subsistance du monde végétal. En effet, lorsque la nourriture est trop d’origine animale les éléments de base qui donnent vie à l’humain sont transformés et déséquilibrés. Certains ont même été enlevés et d’autres concentrés. De plus sont absorbés les déchets animaux toxiques ainsi que les substances chimiques artificielles introduites par l’industrie.
Le régime macrobiotique n’est pourtant pas strictement végétarien puisque l’ordre naturel est à la fois précis et souple. La dentition humaine nous renseigne sur la structure de la nutrition. Sur un total de trente deux dents, huit – c'est-à-dire un quart – sont des incisives destinées à couper des légumes. Quatre – donc un huitième – sont des canines destinées à mordre de la viande. Vingt – soit cinq huitième – sont des molaires destinées à la mastication des céréales.
Inspirée par la structure de notre système digestif, l’alimentation macrobiotique se base donc sur les céréales, les légumes et les légumineuses. C’est un régime très subtil mais qui fait usage du plus large éventail possible dans le choix des aliments.
Les besoins alimentaires de chacun diffèrent donc selon la constitution physique et la tradition alimentaire dont on a hérité, selon l’âge et selon les activités quotidiennes. Selon le lieu et le climat environnemental.
Les secrets macrobiotiques pour vivre et manger sainement sont l’équilibre et la modération.
Cependant on peut être végétarien et trouver tous les minéraux, glucides, vitamines, graisses et protéines nécessaires à l’énergie, la croissance et la formation des tissus dans une alimentation bien équilibrée à base de céréales.
En réalité nous sommes libres de manger ce que nous voulons et rien n’est déconseillé hormis l’ignorance et l’insouciance.