Mais où est donc passé le projet Reach ?

c’est vrai que c’est fou !

Bruxelles veut passer au peigne fin 30000 substances chimiques, mais les industriels poussent des cris d’orfraie. L’élimination des plus dangereuses permettrait pourtant d’économiser 40 milliards d’euros en dépenses de santé

Mais où est donc passé le projet Reach ? Son adoption par le Parlement européen était prévue pour cet automne. Elle est, pour le moment, reportée sine die. S’il est un projet attendu, essentiel pour l’avenir des Européens, c’est pourtant bien celui-là. Car il y va de notre santé à tous. Reach, pour Registration, Evaluation and Authorization of CHemicals (1), prévoit d’enregistrer les informations de base sur les 30 000 substances chimiques dont on produit ou importe plus d’une tonne chaque année. Et d’examiner de près, avant une éventuelle autorisation, toutes celles qui risquent d’avoir un effet sur la santé. Ce projet de bon sens heurte d’énormes intérêts industriels. Alors certains font tout, dans les coulisses, à Bruxelles ou au Parlement européen, pour que les choses traînent.

On se souvient pourtant du cri d’alarme lancé par le professeur Dominique Belpomme en février dernier. Ce cancérologue venait de publier un livre (2) inquiétant. Le nombre de cancers augmente, disait-il. Et pas seulement à cause du vieillissement de la population ou du tabac. La preuve: les enfants aussi en sont de plus en plus souvent victimes. Entre 1978 et 2000, effet du vieillissement mis à part, les cancers ont augmenté de 35% selon l’Institut national de Veille sanitaire. Certaines formes de la maladie ont explosé, comme le mésothéliome de la plèvre, causée par l’amiante et le tabac (+354% pour les femmes, +224% pour les hommes). Les mélanomes de la peau ont triplé chez les femmes, quadruplé chez les hommes, les cancers de la prostate ont été pratiquement multipliés par quatre, ceux du sein par deux, Le professeur Belpomme ne voit dans son livre qu’une explication à ce raz de marée de maladies graves: la dégradation de notre environnement due essentiellement à la pollution chimique.
Ce n’était pas très nouveau, et l’ensemble du monde scientifique ne disait pas autre chose depuis des années. Mais le professeur Belpomme, qui a créé une association (3) et organisé un colloque sur ce thème en mai dernier, a su, lui, se faire entendre et éveiller l’intérêt des médias. Jean-François Narbonne, un des grands toxicologues français, le reconnaît volontiers : «Cela fait longtemps que nous voulons alerter l’opinion publique, mais nos rapports finissaient toujours par échouer dans un tiroir.»

LES ADDITIFS ALIMENTAIRES
LES SANS-DANGERS ET LES POISONS
Les additifs alimentaires sont présents dans la quasi totalité des produits alimentaires issus de l’alimentation industrielle. Ces sont des ingrédients que l’on ajoute aux aliments et dont le seul but est la rentabilité du produit. Ils peuvent allonger la conversation, modifier la couleur ou les qualités gustatives d’un produit, on améliore la consistance,…. Ils peuvent être d’origine minérale, végétale, animale ou provenir de synthèse chimique. Avant d’être autorisés à entrer dans l’alimentation humaine, ils doivent faire la preuve de leur utilité et de leur innocuité. Dans ces conditions seulement, ils sont autorisés par arrêté ministériel et inscrits sur une liste commune à tous les états. Ils sont ensuite obligatoirement mentionnés sur les emballages des produits alimentaires sous le nom de code E suivi du chiffre à 3 numéros qui les concerne.

Certains additifs, en raison de leur innocuité bien connu, sont utilisables en quantité libre ; d’autres et c’est la majorité sont soumis à des conditions d’usage réglementées, mais certains, au fur et à mesure des connaissances que l’on peut avoir sur eux, peuvent être considérés comme dangereux.

Il existe, répartis en 24 catégories, environ 350 additifs autorisés, qui entrent dans notre alimentation, celle fournie par l’alimentation industrielle, (aliments, préparations culinaires, boissons) et dont le but ne concerne pas notre équilibre alimentaire ou notre santé, mais uniquement les profits des producteurs et distributeurs de l’agro-alimentaire. Certains sont certes sans danger, d’autres devraient être absolument proscrits.

Quels sont ces additifs ? comment les reconnaître ?

LES COLORANTS (E100 et E199) sont des additifs inutiles, ajoutés pour appâter le client. Les couleurs vives séduisent la clientèle, alors on n’hésite pas a en rajouter : sodas, jus de fruit, charcuteries, bonbons, confitures, pâtisseries, plats cuisinés,…. Ils ont aussi pour but, et là on le dit moins, de cacher la mauvaise qualité de certains aliments. L’usage de colorants par un industriel rend le produit suspect, puisque par définition il est inutile.

LES CONSERVATEURS (E200 et E299) prolongent la durée de vie des aliments en empêchant la prolifération microbienne et les fermentations dans les aliments. Si certains de ces additifs ne présentent pas de nocivité, d’autres sont dangereux.

Comme les nitrates et nitrites (E249 à 251), utilisés dans les charcuteries.

LES ANTIOXYDANTS (E300 à E399) ou anti-oxygènes
Ces produits sont dépourvus ou presque de nocivité. Leur rôle est d’éviter que l’action de l’oxygène ou des substances oxydantes viennent dégrader les produits alimentaires, en particulier les conserves. Certains de ces additifs peuvent même s’avérer bénéfiques pour la santé comme les vit. C et E de synthèse et leurs dérivés naturels ou artificiels ; leurs dérivés synthétiques le sont beaucoup moins. Les E320 et 321 sont dangereux.

LES MODIFICATEURS DE CONSISTANCE c’est la grande famille des “Agents de texture”, utilisés dans la quasi majorité des sauces, crèmes, glaces, chocolats, margarines, confiseries, pains, pâtisseries, … ces additifs couvrent donc plusieurs rubriques : LES ÉMULSIFIANTS pour sauces, mayonnaises, pâtisseries,… des produits peu recommandables issus de la chimie, qui “forcent” la nature. Les mayonnaises et sauces dérivées ne se dégradent pas grâce aux STABILISANTS (E450 à E452) qui maintiennent en l’état les mélanges et les couleurs, mais aussi la structure des émulsions d’eau et de corps gras qui devrait normalement retomber. Ils peuvent aussi bien détériorer notre santé en perturbant l’assimilation des graisses dans notre organisme.

LES GÉLIFIANTS (E400 à E407) qui donnent de la consistance, et LES ÉPAISSISSANTS (E405 et E410 à E415 et E460 à E466) augmentent la viscosité des préparations liquides (sauces, crèmes, glaces,…) c’est la famille des celluloses et des gommes.

ACIDIFIANTS, correcteurs d’acidité : répartis dans plusieurs catégories E170, E260 à E270, E325 à E338, E350 à E354, E363, E380, E500 à E507, E513, E524 à E528, E575.
Utilisés comme conservateurs, ou pour modifier la saveur, ils augmentent ou diminuent l’acidité des préparations. Leur emploi est fréquent notamment en confiserie, jus de fruits, plats préparés. Même l’acide chlorhydrique y figure…

LES ÉDULCORANTS – E950 à 967 apportent une saveur sucrée. On distingue les édulcorants d’origine naturelle dont le nom se termine par OL (ex. polyol) et ceux de synthèse. Ils entrent dans l’élaboration de boissons sans alcool, limonades, sodas, desserts, confiseries, sauces – voir notre note spéciale ASPARTAME (en fin de chapitre).

LES EXHAUSTEURS DE GOÛT – E620 à E640. Ce sont des glutamates qui renforcent le goût des aliments. Fréquemment utilisés dans : potages déshydratés, plats cuisinés, etc… (voir fin de chapitre note spéciale)
GUIDE DES ADDITIFS ALIMENTAIRES
LES SANS-DANGERS ET LES POISONS (SUITE)
COLORANTS (E-1)

A l’heure actuelle on n’a constaté aucune nocivité à la consommation des produits suivants
E 100 CURCUMINE E 101 LACTOFLAVINE (Vit. B2)
E 140 CHLOROPHYLLES E 141 CHLOROPHYLLES et CHLOROPHYLLINES
E 150 CARAMEL E 161 XANTOPHYLLES
E 162 ROUGE BETTERAVE E 170 CARBONATE DE CALCIUM
E 172 OXYDES et HYDROXYDES DE FER

Colorants à éviter le plus possible :
E 102 TARTRAZINE E 104 JAUNE DE QUINOLEINE
E 110 JAUNE ORANGE S E 120 COCHENILLE, ACIDE DE CARMINIQUE
E 122 AZORUBINE E 124 ROUGE COCHENILLE A
E 127 ERYTHROSINE E 132 INDIGOTINE
E 142 VERT ACIDE BRILLANT BD E 151 NOIR BRILLANT
E 151 CHARBON VEGETAL E 171 BIOXYDE DE TITANE
E 173 ALUMINIUM E 175 OR
E 180 PIGMENT RUBIS

Colorants à éviter systématiquement :
E 123 AMARANTE E 131 BLEU PATENTE V
E 160 DIVERS COLORANTS JAUNE – ROUGE E 163 ANTHOCYANES
E 174 ARGENT

CONSERVATEUR (E2) – consommer, mais sans excès
E 200 ACIDE ASCORBIQUE E 201 SORBATE DE SODIUM
E 202 SORBATE DE POTASSIUM E 203 SORBATE DE CALCIUM
E 222 BISULFITE DE SODIUM E 223 DISULFITE DE SODIUM
E 224 DISULFITE DE POTASSIUM E 226 SULFITE DE CALCIUM
E 227 BISULFITE DE CALCIUM E 236 ACIDE FORMIQUE
E 237 FORMIATE DE SODIUM E 238 FORMIATE DE CALCIUM
E 280 ACIDE PROPIONIQUE E 281 PROPIONATE DE SODIUM
E 282 PROPIONATE DE CALCIUM E 283 PROPIONATE POTASSIUM
E 290 ANYDRIDE CARBONIQUE E 260 ACIDE ACETIQUE
E 261 ACETATE DE POTASSIUM E 262 DIACETATE DE SODIUM
E 263 ACETATE DE CALCIUM E 270 ACIDE LACTIQUE
E 290 ANHYDRIDE CARBONIQUE

CONSERVATEURS : à éviter si possible
E 210 ACIDE BENZOÏQUE E 211 BENZOATE DE SODIUM
E 212 BENZOATE DE POTASSIUM E 213 BENZOATE DE CALCIUM
E 214 P-HYDROXYBENZOATE D’ETHYLE E 215 P-HYDROXYBENZOATE D’ETHYLE (dérivé sodique)
E 216 P-HYDROXYBENZOATE D’ETHYLE de PROPYLE E 217 P-HYDROXYBENZOATE D’ETHYLE (dérivé sodique)
E 218 P-HYDROXYBENZOATE D’ETHYLE de METHYLE E 219 P-HYDROXYBENZOATE D’ETHYLE (dérivé sodique)
E 221 SULFITE DE SODIUM E 235 HATAMYCINE

LES ADDITIFS ALIMENTAIRES

GUIDE DES ADDITIFS ALIMENTAIRES
LES SANS-DANGERS ET LES POISONS (SUITE)
CONSERVATEURS : A éviter absolument :
E 220 ANYDRIDE SULFUREUX E 230 DIPHENYLE
E 231 O-PHENYLPHENOL E 232 O-PHENYLATE DE SODIUM
E 233 2 (4 THIAZOLYL) BENZIMDAZOLE E 239 HEXAMETHYLENE TETRAMINE
E 249 NITRITE DE POTASSIUM E 250 NITRITE DE SODIUM
E 251 NITRATE DE SODIUM E 252 NITRATE DE POTASSIUM

ANTIOXYDANTS

Consommation sans nocivité constatée (sauf allergies)
E 300 à E 309 puis E 322 et E 325 à E 341

A éviter si possible

E 310 GALLATE DE PROPYLE
E 311 GALLATE D’OCTYLE
E 312 GALLATE DE DODECYLE

A éviter absolument :
E 320 BUTYCHYDROXYAMISOL et surtout E 321 BUTYLHYDROXY TOLUENE

MODIFICATEURS DE CONSISTANCE (Épaississants, Gélifiants, Émulsifiants, Stabilisants)
série des E 400 : à éviter si possible.
E 400 ACIDE ALGINIQUE E 401 ALGINATE DE SODIUM
E 401 ALGINATE DE POTASSIUM E 404 ALGINATE DE CALCIUM
E 410, E 413, E 473, E 464, E 481, E 482, E 483

Sont à éviter : E 403, E 405, E 407

Catégories ACIDES et SELS à utiliser modestement : E 500, E 507, E 570

EXHAUSTEUR DE GOUT : inutiles et dangereux (voir notre note plus loin)
E 620 ACIDE L. GLUTAMIQUE
E 621 GLUTAMATE DE SODIUM
E 625 GLUTAMATE DE MAGNÉSIUM

DIVERS
Le E 1420 : MONOACETATE D’AMIDON semble jusqu’à aujourd’hui inoffensif ; mais le E 925 CHLORE et le 951 ASPARTAME sont à éviter absolument. Le CHLORE par exemple est un gaz qui est un véritable poison ; ce n’est pas parce qu’il est censé détruire bactéries et micro-organismes qu’il faut l’adopter, car il affecte aussi très sérieusement notre organisme. Ainsi, on sait que même en faible quantité il est dangereux, car il se transforme en composés chlorés.

Qu’est ce que l’ASPARTAME ? un édulcorant de synthèse qui remplace avantageusement le sucre (au point de vue économique) puisqu’un gramme d’aspartame sucre autant que 400 grs de sucre. Sous forme pure, il est utilisé dans les régimes amaigrissants et par les diabétiques.
Malheureusement, pour des raisons économiques, l’usage de l’aspartame s’est généralisé, puisque cet édulcorant de synthèse est intégré dans une foule d’aliments et de boissons d’usage courant, de produits bons marchés comme de produits plus chers, y compris de “régime” et “allégés”.
Cette généralisation inquiète de nombreux chercheurs. On savait dès le départ que l’aspartame perturbait l’assimilation et le métabolisme des sucres et des graisses. Néanmoins il fut mis sur le marché en 1983 aux USA pour être incorporé au soda, l’aspartame s’est ensuite généralisé partout dans le monde comme un édulcorant banal.

Aujourd’hui de plus en plus de scientifiques, neurologues, neurotoxycologues, sont convaincus qu’un groupe de composés nommé “Excitotoxines” joue un rôle déterminant dans le processus évolutif de troubles neurologiques (infections, migraines,…) endocréniens, neuro-psychiatriques, encéphalopathie, hépatiques, et surtout maladie neurovégétatives comme : ALS, maladies de Parkinson, Alzheimer, etc… le problème est de taille et met en cause de nombreux additifs alimentaires (glutamate de sodium, aspartame,..) qui sont qualifiés par les chercheurs de neuro-toxines.

Nous n’avons pas les compétences requises pour parler ici de ces problèmes mais les internautes et les lecteurs curieux pourront se reporter à des textes ci-dessous référencés.

– Life Sciences Research Office (juillet 95) analyse des réactions indésirables au glutamate de sodium.
– Olney, JW (1989) “le Glutamate : un neurotoxique” et les “additifs alimentaires excitotoxiques” (1988)
– E. Niki (An. Ny. Acad. Sciences 1987) les interactions de l’ascorbate et de l’alpha-tocophérol.

Le livre du Dr R.L. Blaylock “les Excitotoxines : le goût qui tue”
– Medical Sentinel n°6 de nov. 99) http://www.haciendapub.com
il existe encore quelques bonnes dizaines de références sur le sujet très conversé de certains additifs alimentaires.
A propos de l’aspartame nous conclurons par cette citations de Betty Martini de la “Mission-Possible”
“l’aspartame n’est par un additif : c’est un poison toxique….. c’est une dose infime de gaz neurotoxique qui détruit toutes les fonctions du système nerveux et du cerveau”.
source : Betty Martini
mission-possible-usa@altavista.net
http://www.dorway.com

Les additifs alimentaires
par Alexandre Quessy
Les additifs alimentaires ont envahi le marché de l’alimentation avec l’industrialisation des modes de production. On veut produire en plus grande quantité qu’auparavant et transporter les denrées sur de plus longues distances. Il faut donc leur ajouter des agents de conservation et des colorants pour qu’elles gardent un aspect appétissant jusqu’au consommateur. On hypothèque la santé à long terme pour un coût moindre et un goût standardisé.
Leur nom chimique peut impressionner, mais quelquefois, il s’agit d’inoffensifs extraits d’aliments naturels. Quelle est alors la différence entre un aliment et un additif? Voici un exemple: le jaune d’oeuf est un aliment alors que la lécithine qu’on en extrait par des moyens chimiques est un additif. Alors, comment s’y retrouver dans la jungle des noms chimiques?
Voici un bref aperçu des catégories d’additifs alimentaires dont on peut lire le nom sur les étiquettes des aliments transformés. Notez qu’il est très délicat de faire un tel classement, car chaque substance a ses qualités propres et que les ouvrages sur le sujet se contredisent fréquemment. Par exemple, il serait inutile de boycotter la sulfate de glucosamine, un produit sain, parce que certaines sulfates généralement ajoutées aux aliments peuvent être irritantes. Ne vous en tenez donc pas là; allez vérifier à la source les renseignements et soyez à l’écoute de vos réactions physiologiques.
Les colorants alimentaires
Ils sont en général à éviter, surtout ceux synthétiques. Les plus redoutés sont le rouge cochenille(E124), présent dans les confiseries, et l’érythrosine, le colorant des cerises au marasquin, qui favorisent des troubles hormonaux et le cancer de la thyroïde.
La tartrazine, le jaune des tranches de fromage, provoque des réactions allergiques chez les personnes intolérantes à l’aspirine.
L’aluminium en poudre fine, surtout sous la forme d’hydroxyde, serait un agent neurotoxique favorisant la maladie d’Alzeimer. Il est présent dans les comprimés contre les maux d’estomac et certains anti-sudorifiques.
Quant aux colorants naturels, des solvants potentiellement cancérigènes peuvent être utilisés pour leur extraction. Nous y reviendront dans la section sur les auxiliaires de fabrication.
Les conservateurs
Les conservateurs empêchent levures, moisissures et bactéries de se développer. On dit que les sulfates irritent le tube digestif. Elles sont donc déconseillées.
Les membres de la famille des sulfites (bisulfites et métasulfites de potassium et sodium, anhydride sulfureux, etc.) peuvent occasionner de l’hypotension, des maux de tête et une réaction allergique chez les asthmatiques. De plus, ils détruisent la vitamine B1. Il est obligatoire d’en signaler la présence, sauf pour les aliments en vrac, le vin blanc et dans les restaurants. On en met jusqu’à 2 g par kg dans les raisins secs.
Dans un contexte de magasins à rayons, il est difficile de se passer complètement des sulfites et des nitrates, aussi légèrement allergènes et pouvant occasionner la migraine. Il faut donc veiller à ne pas en consommer de trop grandes quantités. Les nitrates sont présentes dans les charcuteries, la viande en conserve et le fromage à pâte dure.
Les benzoates et l’acide benzoïque peuvent aussi provoquer des allergies et des démangeaisons. Le benzoate de sodium se retrouve souvent dans la gomme à mâcher, les boissons gazeuses, les crevettes cuites et la confiture.
Quant à elles, les acétates et l’acide malique sont considérés sans danger. Les sorbates sont sujet à précaution. En tous les cas, la modération a bien meilleur goût!
Les anti-oxydants
Ils empêchent le rancissement. Le BHA et le BHT sont à éviter. Ils altèrent le système immunitaire, affectent le foie et la glande thyroïde, et freinent l’absorption de la vitamine P. Ils se cachent dans certains biscuits, le lait en poudre et plusieurs sauces.
Il est intéressant de savoir que l’acide ascorbique, ou vitamine C, peut provoquer des calculs reinaux et des diarrhées lorsque pris à fortes doses. Il ne faut donc pas abuser des bonnes choses, pas plus que des mauvaises. Le tocophérol, ou vitamine E, est un excellent anti-oxydant naturel.
Émulsifiants, épaississants, stabilisants et gélifiants
Les émulsifiants permettent le mélange de deux phases non miscibles comme l’eau et l’huile. Les gélifiants, eux, donnent de la consistance aux ingrédients. Par exemple, le carraghénane et différentes gommes (xanthane, arabique, etc) rendent les pâtés de volaille plus faciles à trancher, moins secs. À fortes doses, elles pourraient favoriser le cancer du côlon et affecter le système immunitaire.
Tous les auteurs ne s’entendent pas à ce sujet. La plupart des substances de ces catégories sont considérées comme étant sécuritaires. La cellulose, les mono et diglycérides d’acides gras, la pectine, les stéarates, la lécithine (hélas! souvent issue de soya transgénique), les tartrates, alginates et monopalmitates sont théoriquement sans danger.
L’agar-agar, une algue, en est un excellent substitut. La stéarate de polyoxyéthylène et l’EDTAsemblent provoquer des allergies. L’allergie aux esters de glycol serait héréditaire. On dit que celui-ci est hautement toxique, surtout pour le foetus des femmes enceintes.
La glycérine dans le chocolat se trouve tellement partout, qu’on en consomme souvent plus de la moitié de la dose journalière admissible. En effet, presque tous les additifs comprennent une limite de consommation au-dessus de laquelle ils deviennent invariablement nocifs.
Notez enfin que la gélatine servant à fabriquer des capsules de médicaments, certains desserts et des charcuteries a souvent pour origine les carcasses des abattoirs. Certains fabricants de gélatine utilisent un procédé très polluant utilisant la cellulose du bois. Sa consommation ne comporte pas de risque majeur, mais présente des failles morales, tout comme bien des choses dans le monde d’aujourd’hui.
Les révélateurs de goût
Les exhausteurs de goût renforcent la saveur des mets, prêtant souvent main forte aux arômes artificiels.
Responsables du “syndrome du restaurant chinois”, le glutamate monosodique et l’acide glutamique se cachent un peu partout dans les soupes en sachet, les croustilles, la sauce soya industrielle, le bouillon de poulet, les sauces et les préparations toutes faites en général. Nommé ainsi pour faire plus court, le GMS, ou MSG en anglais, peut provoquer de violentes migraines, une insensibilité du visage et rend la bouche sèche. Une réaction est presque assurée losqu’on manque de vitamine B6. Voir la section sur les symptômes d’intolérance pour plus de détails. Le maltol et l’éthylmaltol peuvent occasionner de légers maux de ventre, qui peuvent être simplement causés par leur provenance de maïs transgénique.
Les édulcolorants
Les édulcolorants sont une famille de protéines remplaçant le sucre dans les aliments “allégés”. Il est conseillé d’éviter d’en donner aux jeunes enfants.
L’aspartame, un édulcolorant bien connu, peut être mal toléré par certaines personnes, notamment celles atteintes de phényl-cétonurie.
La saccharine, qui est 400 fois plus sucrée que le sucre, et l’acide cyclamique sont aussi à déconseiller. Elles se cachent dans les boîtes de céréales, les boissons énergisantes, les confitures de régime et dans beaucoup de desserts.
Il semble que la phénylalanine soit un allergène potentiel très puissant.
L’acésulfame K est réputé comme étant toxique et potentiellement cancérigène. Bref, il est plus sage d’éviter les produits de régime et d’utiliser des aliments non-transformés.
Les auxiliaires de fabrication
Ils servent à la transformation des aliments, mais ne se retrouvent pas nécessairement dans votre assiette, du moins en quantité appréciable. Le plus souvent, on ne peut pas les lire sur la liste des ingrédients. La plupart sont sans danger: l’eau, l’éthanol, les huiles végétales, la cire d’abeille, la gélatine, le charbon activé, les hydroxydes de sodium et de calcium, les chlorures de calcium et de magnésium, l’acide sulfurique (hé oui!), le dioxyde de carbone, l’azote, l’acide citrique, l’amidon, les enzymes et micro-organismes cultivés, les présures, et j’en passe!
Comme nous l’avons vu, les solvants d’extraction servent à extraire des substances, comme la caféine, de matières premières comme le café. Les huiles alimentaires commerciales sont extraites, à l’aide d’hydrocarbures comme le benzène ou l’acétone, des résidus de la première pression des fruits et graines d’oléagineux. Elles sont ensuite raffinées à l’acide sulfurique, lavées, neutralisées à la lessive de soude, décolorées au bichromate de potassium ou au bioxyde de chlore, désodorisées au chlorure de zinc et recolorées à la curcumine.
Des traces de solvant cancérigène peuvent subsister dans le produit fini. Voilà un autre bonne raison de consommer des huiles de première pression à froid.
Vous souvenez-vous des cerises colorées à l’érythrosine? Eh bien, elles sont d’abord décolorées à l’anhydride sulfureux, recolorées, trempées dans une solution de sulfate d’aluminium et additionnées d’un conservateur. Ouf! C’est sans compter les pesticides administrées au cerisier et à la betterave servant à produire le sucre ajouté.
Les poules et les vaches de culture conventionnelle sont trop souvent nourries avec un cocktail d’antibiotiques, antioxydants, émulsifiants, farines animales, hormones de croissance, pesticides, conservateurs, composés azotés chimiques, agents liants et exhausteurs de goût. Sachant cela, que représente un dollar de plus pour un pot de yogourt biologique, sinon un moyen de favoriser une façon viable à long terme de cultiver la terre? Un de nos seuls pouvoirs est de transformer l’économie par la consommation responsable. Nous choisissons ainsi ce qui est produit par l’humanité. Acheter, c’est voter!

La caféine
Naturellement présente dans le cacao, le café et le thé, la caféine est une des seules drogues fréquemment ajoutée aux aliments industriels, notamment les boissons gazeuses. Certains enfants peuvent devenir dépendants, ce qui cause nervosité et insomnie, en en buvant 2 verres ou plus par jour. Il est bon de savoir que ce stimulant favorise l’acidité gastrique, l’augmentation de la pression sanguine et des malformations du foetus chez les animaux à qui l’on en administre.
Les symptômes d”intolérance
Une réaction allergique peut se manifester par des démangeaisons de la gorge ou de la peau, une hypersécrétion bronchique, de l’eczéma ou de simples éternuements. Les symptômes peuvent aller jusqu’à la crise d’asthme ou même provoquer un gonflement du visage et des muqueuses respiratoires. Ces derniers peuvent avoir le GMS comme cause. Une véritable allergie peut déclencher un choc anaphylactique: pouls accéléré, chute de tension, coma et risque de mort. Notez que plus on s’expose à un produit potentiellement allergène, plus on développe une intolérance. De plus, un problème avec un aliment peut provoquer une allergie à un autre.
Bon appétit!
Pour finir, il est important de souligner que même si certains additifs ont donné des résultats positifs à des expériences prouvant leur non-toxicité, très peu d’études ont été faites sur les effets synergiques de plusieurs additifs pris ensemble. Il serait donc sage d’éviter les associations, ce qui revient à dire de manger des aliments naturels, non transformés.
Des toxicologues répondent à cela que les aliments naturels renferment des substances toxiques et même cancérigènes. On peut répondre à cela que les effets des différentes molécules présentes dans un aliment changent quand celles-ci sont consommées isolément. Par exemple, un chou renferme plusieurs substances néfastes lorsqu’elles sont isolées en laboratoire. Cependant, on constate qu’il n’y a pratiquement que des effets positifs lorsque l’aliment est testé dans son intégralité.
Après la lecture de cet article, je vous conseille de savourer ce que vous mangez même si vous avez des doutes sur l’innocuité de votre repas. Après tout, l’attitude que nous adoptons lorsque nous mangeons joue pour beaucoup sur la façon dont nous assimilons les nutriments. C’est le temps de pratiquer le lâcher-prise et de prendre conscience de la chance que nous avons de pouvoir manger à notre faim, et même de pouvoir choisir ce qui nourrit notre corps.

Références:
Arden, Marie-Françoise
Guide des additifs alimentaires
Paris, éditions De Vecchi, 1988
Roig, Antoine
Guide des additifs et polluants alimentaires
Monaco, éditions du Rocher, 1988
Galtier, Philippe
Guide des arômes, colorants, additifs alimentaires
Paris, éditions Delarge, 1976
Denil, Maria
Guide des additifs alimentaires: les précautions à prendre
Éditions Lannoye
Brigand, Gérard
Les additifs
Paris, L’Institut français pour la nutrition, 1998
P. Vanier et P. Lefrançois
Lexique des produits naturels, Série produits naturels, Montréa, Guide Ressources
Adrien, J., Legrand, Frange
Dictionnaire de biochimie alimentaire et de nutrition
Éditions Technique et documentation, 1981

Reglementation – Publiée le : 21/11/2005
Le Parlement européen approuve le nouveau règlement Reach

Après deux ans d’intenses débats entre organisations ONG, corps médical, syndicats et industriels, le Parlement européen vient d’approuver en première lecture le nouveau règlement Reach sur les substances chimiques.

Adopté par les eurodéputés, à une large majorité, (407 voix pour, 155 voix contre et 41 abstentions), ce projet de législation, présenté en 2001 et publié en octobre 2003 par la commission, appelé REACH (réglementation pour l’enRegistrement, l’Evaluation et l’Autorisation des substances Chimiques) a pour objet de renforcer les connaissances sur les effets éventuels des substances chimiques sur la santé et l’environnement, ainsi que de permettre une meilleure gestion des risques liés à leur production et leur utilisation éventuelles. Il instaurera un système d’enregistrement de quelque 30.000 substances fabriquées ou importées dans l’UE pour des quantités dépassant une tonne par an.

Ce règlement, qui s’appliquera dans les trois ans pour toute substance produite ou importée au-delà de 1000 tonnes par an, dans les six ans pour les quantités comprises entre 100 et 1000 tonnes et dans les onze ans pour les quantités dépassant une tonne, exigera aux producteurs ou aux importateurs de substances chimiques de tester et d’enregistrer celles-ci auprès d’une Agence des produits chimiques, qui délivrera, ou non, des autorisations.

A l’occasion du vote, à Strasbourg, le WWF et beaucoup d’autres ONG de protection de la santé et de l’environnement étaient présents ce jour-là pour manifester devant le Parlement européen. Greenpeace, le WWF, les Amis de la Terre et de nombreuses autres organisations européennes ont salué ce vote bien qu’elles jugent le texte très amoindri.

En effet, un amendement présenté par les conservateurs, les socialistes et les libéraux a été voté, affaiblissant le texte initial sur le volet enregistrement. Les tests toxicologiques sont alléges pour les substances produites dans des quantités inférieures à 100 tonnes par an, à l’exception des plus dangereuses ou des plus exposées. Regretté par les écologistes, il a satisfait les industriels : le projet initial REACH obligeait en effet les industriels à fournir à une agence sanitaire communautaire un dossier d’enregistrement pour toutes les substances produites à plus de 1 tonne par an et dont l’innocuité n’a pu être prouvée.

En revanche, le Parlement a en voté l’obligation de remplacer les substances dangereuses par des alternatives plus sûres, quand celles-ci sont disponibles. Lorsque ce n’est pas le cas, les autorisations seront délivrées seulement pour cinq ans pour encourager le développement de substitutions. Alors que l’industrie européenne de la chimie (Cefic) s’est dite déçue sur ce point, plusieurs ONG, dont WWF et Greenpeace s’en sont réjouit : il s’agit d’une disposition essentielle pour freiner l’accumulation des substances chimiques dans nos organismes et l’environnement. Pour CAP 21, ce volet autorisation constitue de réelles avancées en matière de santé publique tout comme le renforcement du rôle de la future Agence des produits chimiques et la charge de la preuve de l’innocuité sur les industriels.

Le texte doit désormais être adopté à la majorité en conseil des ministres de l’UE. En cas de désaccord, il reviendra en seconde lecture au Parlement, puis fera éventuellement l’objet d’une conciliation entre les deux institutions. Reach pourrait donc entrer en vigueur en 2007

Mais le gouvernement Allemand de Mme Merkel (CDU) issu des récentes élections a obtenu toutefois le report à une date encore inconnue de la décision du Conseil de l’Union sur REACH, prévue initialement pour le Conseil de L’Environnement du 6 décembre prochain.
Les ONG de protection de l’environnement, de la santé publique et de défense des consommateurs se sont indignées de ce report. Il s’agit officiellement de laisser le nouveau gouvernement allemand se mettre en place et affiner sa position sur le texte de REACH indique un communiqué commun de WWF et Greenpeace. En réalité, ce nouveau délai annonce une menace d’affaiblissement supplémentaire de REACH car la CDU allemande agit dans ce dossier comme l’organe politique de géants industriels tels BASF, dénonce Yannick Vicaire, chargé de la campagne Toxiques à Greenpeace France.

C.SEGHIER

* Site Web : http://www.actu-environnement.com/ae/news/1328.php4

GREENPEACE
Vote des Eurodéputés français sur REACH : bons points et mauvais coups

Paris, France — Greenpeace France décerne les bons et mauvais points aux eurodéputés français sur le détail du vote sur REACH et appelle les partis qui ont voté en faveur de l’intérêt public à poursuivre leur effort pour sécuriser les acquis et corriger les ratés.
Au lendemain du vote en plénière du 17 novembre des eurodéputés sur le règlement REACH, Greenpeace a effectué une analyse du détail des votes sur les amendements clés, bons ou mauvais, afin de décoder pour les électeurs français le comportement des groupes politiques nationaux.

Du côté des amendements affaiblissant dangereusement la procédure d’enregistrement de REACH en faveur des intérêts à court terme des grandes firmes chimiques le critère retenu est celui du vote sur le “bloc I de compromis sur l’enregistrement”. L’intégralité des députés UMP et FN ont voté en faveur de ce texte honteux qui tourne totalement le dos aux objectifs de la réforme, voire instaure un système pire que la législation existante pour les substances dites “nouvelles” (introduites après 1981). Ils ont été rejoints par deux UDF, Anne Laperrouze et Janelly Fourtou, ainsi que par quelques socialistes, parmi lesquels Michel Rocard et Henri Weber. Les Verts et le PCF s’y sont opposés, ainsi que l’essentiel des socialistes français emmenés par Mesdames Patrie, Ferreira et Lienneman. Le gros des troupes UDF (5 députés) s’est clairement démarqué de la consigne du groupe ALDE (libéraux européens) en votant également contre ce compromis désastreux.

Du côté des amendements positifs, le critère retenu est celui des amendements instituant une procédure d’Autorisation forte reposant sur la substitution obligatoire des substances dangereuses lorsque des alternatives sont disponibles et sur la révision périodique des autorisations accordées pour inciter à la recherche et la prise en compte d’alternatives nouvelles. Ces amendements ont été soutenus par la totalité des groupes UDF, PS, PCF et Verts et rejetés par l’ensemble des députés FN et UMP, à l’exception notable de l’ancienne secrétaire au développement durable, Mme Tokia Saïfi qui a fort sagement voté en faveur de ces importantes dispositions pour la santé publique et l’environnement.

En synthèse, parmi les partis les plus lourds en termes d’élus, l’UMP est le seul à envoyer un double bras d’honneur aux objectifs initiaux de REACH pour la santé et l’environnement ainsi qu’aux objectifs de son propre programme électoral, la fameuse priorité “cancer” du quinquennat. Il semble que malgré les promesses et les discours du Chef de l’Etat, les questions de santé publique soient encore trop négligées face à aux intérêts de l’industrie chimique.

A l’inverse, il faut saluer la lucidité et le courage des députés UDF et PS qui ont su résisté à la pression de ces lobbys industriels, des ennemis institutionnels de REACH (du député Nassauer au commissaire Verheugen) mais aussi du gouvernement français opposé à la substitution. “Le PS et l’UDF ont bien compris la nécessité urgente de réformer la chimie et de lui imposer, malgré les réticences de ses enfants gâtés, TOTAL et autres BASF, un cadre nouveau de développement, respectueux de la santé et de l’environnement, mais également plein d’opportunités économiques nouvelles” commente Yannick Vicaire, chargé de la campagne Toxiques à Greenpeace France, “leur tâche est maintenant de maintenir les acquis positifs du vote sur l’autorisation tout en corrigeant la désastreuse procédure d’enregistrement, héritée du vote UMP, qui ne permettra ni l’identification des substances dangereuses, ni celle d’alternatives sûres, limitant ainsi la portée du principe de substitution”.

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