L’ Ayurveda : l’harmonie naturelle


L’AYURVEDA Ajouter de la vie à la vie (extrait de BioInfo N° 42)
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Science millénaire de l’Inde, considéré comme le plus ancien système médical humain, et nouvel art de vivre tendance en Occident, l’Ayurveda prend soin de l’être dans sa globalité. Une réponse pleine de sagesse à l’aspiration actuelle et bien légitime de réconcilier corps & esprit. Au-delà, l’homme et l’univers. Si cette science de la vie est difficilement accessible dans l’intégralité de ses principes pour un Occidental, sa philosophie empreinte d’une grande logique et d’un respect infini chemine avec succès dans notre société. L’Ayurveda détient la clé qui nous permet d’accéder au principe même de la vitalité et d’atteindre l’harmonie naturelle. Originelle. Un système intégral et cohérent, véritable fond commun de sagesse. Équilibre subtil de vie que l’Occident découvre petit à petit. Parce que nous sommes de plus en plus conscients que santé et bien-être ne s’arrêtent pas au seul corps physique. Parce qu’harmonie de l’être et de l’univers ne font qu’un. Ne sont qu’un.

Ayurveda. Le mot, quoique difficile à prononcer, se fraie un chemin sur bien des lèvres… Produits cosmétiques, aliments, tisanes, épices, cures de bien-être, massages, encens, et même voyages (les séjours ayurvédiques au Kérala prospèrent) ; nombreux sont les produits et services, actuellement, à s’ajouter une touche ayurvédique. Revenons à l’essence de l’Ayurveda, qui n’est pas née des derniers catalogues des bureaux de tendances. Cette science de longévité, véritable philosophie globale de vie, est pratiquée depuis des milliers d’années en Inde, où elle est médecine officielle. Elle séduit de plus en plus un Occident en mal de bien-être et à la recherche d’un supplément de vie, voire d’un sens à la vie. L’approche holistique de cette médecine compte sans doute pour beaucoup dans ce nouvel engouement. Il est vain de traiter le corps sans traiter l’esprit disait Platon… Sceptique ? Sachez que la médecine ayurvédique (ou ayur-védique) est représentée au ministère indien de la Santé, et que la Sécu de certains pays européens, conscients de ses effets positifs au niveau de l’équilibre général et de la prévention, la prend en charge, du moins en partie. Des spécialistes de renom, comme le Maharishi Mahesh Yogi et le docteur Deepak Chopra ont reformulé les principes fondamentaux universels de cette science pour les mettre à la portée de notre époque et de l’Occident. Ils ont encouragé la mise sur pied de centres dédiés à l’Ayurveda, où les personnes en démarche de guérison ou de santé optimale peuvent recevoir des conseils personnalisés.

Origine
La naissance de l’Ayurveda se perd dans la nuit des temps. La tradition indienne fait remonter cet art à 5000, voire 10 000 ans. Mais les écrits sur lesquels repose le savoir médical ayurvédique, tel que nous le connaissons aujourd’hui, sont plus récents. Même si les dates divergent, on peut penser que le Caraca Samhita a été écrit aux environs de 1500 avant notre ère, tandis que le Sushrut Samhita et l’Ashtang Hrdyam datent des débuts de l’ère chrétienne. Ces trois textes fondateurs consignent les principes de base de la médecine ayurvédique telle qu’elle est encore pratiquée en Inde. Les Richis (ou Vaidyas), ces maîtres éclairés auxquels la tradition attribue les Védas (écrits qui sont à l’origine de la religion hindoue et de l’Ayurveda) étaient avant tout des sages, des philosophes. À l’instar des philosophes de la Grèce antique, ils se considéraient comme des gnostiques, c’est-à-dire qu’ils croyaient qu’il était possible d’atteindre un état dans lequel on pourrait appréhender, avec sa conscience, la totalité de l’univers et permettre au corps de s’harmoniser avec L’Être Ultime , chemin le plus sûr vers le bonheur, la santé et l’équilibre.

Science de la vitalité

La vie est sacrée. Pas question de la gaspiller ! Il est donc du devoir de l’être humain de la protéger, de l’encourager, de l’embellir, la faire fructifier et évoluer. Dans cette optique, l’Ayurveda (aussi orthographié Ayurvéda, Ayur-Veda,…) est avant tout une philosophie, un art de vivre : Elle a plein de conseils pratiques à nous donner pour que notre vie quotidienne soit épanouie, que notre existence soit longue et à l’abri des maladies , résume Kiran Vyas, spécialiste de la tradition indienne et fondateur de Tapovan, centre d’Ayurveda et de yoga (1). Ayur, en sanskrit, signifie la vie ou la force vitale. Veda signifie connaissance ou science. L’Ayurveda, c’est donc la connaissance de la vie, de l’élan vital. C’est la science de la vie. Du mouvement de la vie. Mais une science pratique et holistique, qui veille au bien-être global, à la pleine santé et à l’épanouissement. Un art entièrement naturel qui s’attache avant tout à la prévention, donc plus à la cause qu’à l’effet. Il n’existe pas une seule pratique ayurvédique, mais bien un ensemble cohérent de pratiques pour que l’homme soit bien avec lui-même, avec les autres et avec l’univers. Yoga sous toutes ses formes, diététique saine et appropriée (principal carburant du corps, un élément clé de l’Ayurveda), utilisation thérapeutique et prophylactique des plantes (voir encadré), massages, cures, jeûnes, purifications, respiration, méditation, aménagement intérieur (Vastu Shastra, voir encadré) sont quelques unes des nombreuses pratiques ayurvédiques. Si tous les matins en nous réveillant, nous n’avons pas envie de commencer notre journée souriants et enthousiastes, cela signifie que quelque chose ne fonctionne pas très bien en nous, qu’il y a un déséquilibre, une dysharmonie, un dysfonctionnement . L’Ayurveda enseigne comment rééquilibrer les énergies sur le plan physique, vital, mental, psychique et spirituel, pour être bien dans sa peau et pour évoluer avec justesse. La philosophie ayurvédique est d’une grande logique, d’une profonde sagesse : elle appelle l’être humain à vivre en harmonie avec lui-même, avec le monde, avec la nature. Ses concepts millénaires sont on ne peut plus d’actualité devant le mal-être de la société moderne : désarroi dans le choix d’une alimentation saine et équilibrée, difficulté de demeurer en paix face aux agressions multiples qui assaillent l’homme de toutes parts. La négativité débouche parfois sur le désir profond de transformation intérieure – en ce sens, elle devient une opportunité pour progresser , explique Patrick Mandala, qui entretient des liens profonds avec les cultures indienne et tibétaine (2).


Le principe d’harmonie

L’Ayurveda considère que l’individu est une entité indivisible constituée de données physiologiques, psychologiques, comportementales et environnementales dans lesquelles elle s’inscrit. Un individu composé des mêmes constituants que l’univers (éther, air, feu, eau et terre). Car l’homme est un microcosme de la Nature , explique Kiran Vyas. Chacun d’entre nous les possède en lui, dans des proportions différentes. Ce sont ces proportions qui vont nous donner notre tendance, notre constitution ou nature profonde – dosha ou humeur : vata (vent), pitta (bile) ou kapha (flegme). Une personne ayant beaucoup d’élément terre et eau a pour dosha kapha. C’est une personne stable, tranquille, plutôt ronde et flegmatique. C’est une personne solide, endurante, sur laquelle on peut compter et qui aborde les choses de manière méthodique, sans précipitation. Une personne ayant une majorité d’élément feu et eau aura pour dosha pitta. C’est une personne sensible, intelligente, organisée, parfois susceptible ou colérique. Quant à la personne avec une majorité d’élément air et éther, elle aura pour dosha vata. Elle est vive (de corps et d’esprit), fine, légère, aérienne, toujours en mouvement, enthousiaste et vivant plutôt dans l’imaginaire. Mais aussi, très sensible, anxieuse, avec des problèmes de sommeil. Tous nous portons en nous le mélange de ces trois natures (tridosha), mais l’une des trois prédomine. Nous sommes également influencés par le cycle des jours, des saisons, le climat, l’environnement… Pour l’Ayurveda, l’être humain ne peut s’affirmer en bonne santé que si Les dosha (les trois humeurs vata, pitta et kapha) sont équilibrés, les sept dhatu (tissus. Par exemple, le sang doit avoir une composition précise) sont en équilibre, les agni (les treize Feux) sont allumés, bien vivants (exemple : si le feu digestif – jatharagni, le plus important – est allumé, vous avez faim et une excellente digestion, mais aussi l’énergie pour faire face à la maladie), les trois mala (éliminations : selles, urine et sueur) se font bien, l’affectif se trouve dans l’état de joie, le mental est calme et paisible, et que l’être psychique se trouve sur la voie ensoleillée de l’évolution . Un équilibre général qui paraît bien difficile à atteindre, surtout dans le tourbillon de la société contemporaine ! Mais un état vers lequel les pratiques ayurvédiques font tendre. Le mot sanskrit de svastha pour bonne santé est explicite : il signifie être établi dans son propre soi, c’est le bien-être, par excellence ! Équilibre subtil du corps et de l’esprit, du visible et de l’invisible, de l’intérieur et de l’extérieur, du matériel et du spirituel. Par contre, s’il y a un déséquilibre quelconque dans ce principe d’harmonie, l’Ayurveda dit que cela nous conduira vers le mal-être, le malaise, voire la maladie. La maladie n’est rien d’autre que le mouvement du corps et de l’esprit pour rechercher un meilleur équilibre , explique Kiran Vyas. Le praticien – conscient que c’est le malade qu’il faut soigner, et non sa maladie-, utilisera diverses techniques pour comprendre la nature de la personne (comme la prise de pouls), pour identifier les déséquilibres particuliers qui causent sa maladie et l’aider à retrouver son état naturel de bonheur et de santé. Ainsi, trois personnes qui souffrent de migraines ne seront pas traitées de la même manière, en fonction de leur diagnostic et de leur terrain propre. Pour retrouver l’équilibre, quelques principes de base : alimentation plus appropriée, plus saine (la cuisine ne peut se revendiquer ‘ayurvédique’ que si elle comporte dans un menu l’équilibre des six rasa ou saveurs – salée, sucrée, amère, astringente, piquante et acide), repos, relaxation, exercices physiques, élimination (méthode appelée Panchakarma, cinq nettoyages pour éliminer les toxines par les selles, l’urine, la transpiration), massages et soins du corps, plantes (tisanes, décoctions), voire le jeûne complet ou partiel.

Epices bienfaitrices

Oui, elles recèlent toutes de la magie, même les épices qu’on verse d’une main distraite tous les jours dans sa marmite. Et ça, c’est de l’amchûr. Mélange de sel noir et de mangues séchées puis pilées pour guérir les papilles, pour redonner l’amour de la vie. Cet extrait du roman, savamment ‘pimenté’, de Chitra Banerjee Divakurani, La Maîtresse des épices (éd. Picquier Poche) rappelle que, selon l’Ayurveda, les épices maniées avec sagesse soulagent la détresse et servent les forces de vie. Mais, un mauvais mélange peut avoir des effets secondaires non négligeables. Équilibrer les épices, dont les goûts et les indications divergent, est une véritable science en Inde. Les familles se transmettent ce savoir précieux. Épices qui servent aussi à rééquilibrer les dosha. Ainsi, à titre d’exemple, si vous êtes sujet au déséquilibre vata, qui se manifeste le plus souvent par une digestion irrégulière, des ballonnements et constipation, il vous faudrait mélanger sésame, gingembre, cumin, sucre, curcuma, asafoetida (poudre, provenant d’une gomme résineuse, disponible dans les boutiques indiennes), cannelle, fenouil et anis. Si c’est le déséquilibre pitta qui vous guette (vous avez trop chaud, vous êtes colérique), testez un mélange de curcuma, coriandre, fenouil, cumin, cannelle, cardamome et sel. Enfin, si vous vous sentez lourd, symptôme du déséquilibre kapha, c’est un mélange de moutarde jaune en graines, curcuma, coriandre, anis, girofle, cardamome, gingembre, poivre, piment, qu’il vous faut. Évidemment, le dosage est aussi un art…

L’Ayurveda au quotidien
Difficile dans notre existence contemporaine d’Occidentaux de suivre à la lettre tous les principes de l’Ayurveda, à moins d’être totalement engagé dans cette voie de vie. Voici, à instiller dans votre quotidien, juste quelques conseils ayurvédiques, confiés par Kiran Vyas.

Gandouch. Faire gandouch consiste à garder une cuillérée à soupe d’huile de sésame ou de tournesol (de qualité biologique) dans la bouche durant 15 à 20 minutes. Ensuite, il faut la recracher et bien se laver la bouche. C’est une pratique fondamentale et très ancienne de l’Ayurveda. Cette huile opère un massage intérieur de la bouche. L’Ayurveda dit que la pratique de gandouch embellit les lèvres, renforce les dents et assainit les gencives. Elle augmenterait également l’énergie du corps, la pureté de la parole et rendrait le visage plus harmonieux, tout en éliminant toutes sortes de petits désagréments.
S’aérer l’esprit. La vie urbaine, son rythme fou et sa pollution, c’est le stress assuré ! D’où déséquilibre des doshas, faiblesse des agnis et des dhatus. Pour être en bonne santé physique et mentale, l’Ayurveda nous conseille de nous éclipser dès que possible en pleine nature, retrouver le contact avec les cinq éléments. Là où le soleil, le vent, la pluie, la terre et le ciel ne sont pas uniquement présents physiquement mais aussi dans notre conscience. Un retour aux sources salvateur.
L’art du massage. C’est une science à part entière, qui tient un rôle important dans l’Ayurveda et dans la vie quotidienne. Idéalement, il faut se faire masser ou se masser durant un quart d’heure (tôt !) tous les matins, et régulièrement pendant une heure ou deux. Voici un auto-massage pour vous ‘sentir’ bien dans votre peau, pour ‘huiler’ toutes les parties, et pour laisser respirer votre corps. Prenez de l’huile de sésame légèrement tiédie, parfumée avec quelques gouttes d’huiles essentielles, ou prenez tout simplement une huile ayurvédique, selon votre humeur et vos tendances intérieures du moment. Tout d’abord en position assise, posez la cheville droite sur la cuisse gauche et massez la plante du pied droit. Tirez les orteils, passer les doigts entre chaque orteil, faites des mouvements de la cheville, des rotations dans les deux sens. Enfoncez vos doigts, aussi profondément et aussi précisément que possible, autour des malléoles et dans tous les creux que vous trouvez. Puis massez de la cheville vers le genou, la cuisse, jusqu’au niveau de l’aine. Faites tous les mouvements que vous voulez, laissez vos mains trouver les mouvements naturellement. Essayez simplement de faire pénétrer autant d’huile que vous pouvez. Répétez sur la jambe gauche, et massez de la même manière sur les bras, suivi du devant du corps, du ventre, dans le sens des aiguilles d’une montre. Finissez par le sternum et la poitrine. Essayez ensuite de masser votre dos comme vous le pouvez ; ce qui a l’avantage de développer la souplesse des bras, des omoplates et de la colonne vertébrale, et en même temps, procure une détente et l’exercice nécessaire au corps. Terminez ce massage par la nuque, le cou, le visage et la tête, comme vous le pouvez, comme vous le sentez. Si possible, finissez ce massage par un bain d’air et de soleil, durant quelques minutes.
Les cures. L’Ayurveda ne vise pas la jeunesse éternelle, mais tend à retarder les effets du vieillissement du corps et de l’esprit à travers une hygiène globale de vie, où les cures (qui comprennent des purifications, éliminations, massages, yoga, alimentation appropriée, repos, relaxation,…) tiennent une place importante. La cure débarrasse le corps des toxines. Il est conseillé de faire une cure au moment des changements de saison et des grandes étapes de la vie. Je compare ces cures à l’entretien des voitures. On ne doit pas attendre l’accident ou la panne – la maladie – pour faire une révision ! , explique malicieusement Kiran Vyas, qui propose des mini-cures dans son centre parisien (voir coordonnées), ou plus longues en Normandie (1).
Carine Anselme
Lectures ayurvédiques
• Parmi les ouvrages de Kiran Vyas, citons L’Ayurveda au quotidien, Pratiques de Santé de l’Inde, éd. Recto Verseau. Un livre truffé de conseils qui ‘allume la lumière’ sur l’Ayurveda et met cette science à la portée de tous. Mais aussi Le massage indien de tradition ayurvédique, éd. Adi Shakti.
• La médecine ayur-védique, de Gérard Edde, éd. Dangles. Pratique, détaillé, cet excellent ouvrage explique, entre autres, comment déterminer sa constitution et répondre concrètement aux différents problèmes de santé.
• (2) L’arbre de vie, plantes sacrées – art sacré, de Patrick Mandala, éd. Librairie de Médicis, présente les plantes ayurvédiques et leur mise en scène dans les miniatures indiennes.
• La beauté par l’Ayurveda, du Dr Ernst Schrott et Cynthia-Lina Bolen, éd. Marabout.
Huiles essentielles et parfums qui guérissent et qui relaxent, la voie de l’Ayurveda, de Sylvie Verbois, éd. Trajectoire.

Le Vastu Shastra, le Feng Shui sacré de l’Inde
Vastu Shastra provient du mot sanskrit signifiant science de la maison ou Traité indien de la demeure (à prononcer vastou chat-stra). Cette science de l’aménagement raisonné , l’une des branches du vaste système de l’Ayurveda, est en passe de supplanter le Feng Shui, qui a initié l’Occident à l’harmonisation sacrée du lieu de vie ou de travail avec ses occupants, l’environnement et l’univers. Nul besoin de renvoyer ces deux sciences dos-à-dos. Simplement, le Vastu, qui vise l’harmonie à travers l’aménagement des espaces de vie, correspond mieux à l’air du temps que le Feng Shui, plus axé sur le succès. Je dirais que le Feng Shui agit principalement sur la dimension matérielle, terrestre et le Vastu davantage sur le plan de l’esprit. Souvent, je travaille avec ces deux techniques en complément , éclaire Alexandra Virag, l’une des rares spécialistes du sujet d’expression française. Cet art qui a plusieurs milliers d’années a été élaboré dans la lignée de la tradition védique (textes sacrés de la culture hindoue). Il permet d’introduire la sérénité dans notre intérieur et nos espaces de travail, au travers de choix stratégiques de décoration, mariant couleurs, symboliques, objets, matières, orientations cardinales. . Qui dit paix de nos intérieurs, dit paix intérieure. Donc, en quelque sorte, bonheur…

Sacrées plantes !
La pharmacopée ayurvédique utilise généreusement les principes actifs des plantes. Cette sagesse ancestrale sachant extraire des plantes sacrées d’innombrables bienfaits et molécules puissantes est une voie de recherche pour la médecine occidentale. Parmi les innombrables stars de la phytothérapie ayurvédique, épinglons succinctement :
Bacopa monnieri. Un grand classique des toniques nerveux et cérébraux, avec une action sur le corps et l’esprit, puisque Bacopa agit sur les performances intellectuelles et la conscience. Améliore l’acuité. Considéré par l’Ayurveda comme le principal régénérant des cellules du cerveau, et donc utilisé pour traiter les disfonctionnements cognitifs dus à l’âge. Action sur la mémoire et lutte contre la sénilité.
Ashwagandha. Améliore les capacités physiques et permet au corps de s’adapter aux différents types de stress. Sans doute le régénérant ayurvédique le plus célèbre, utilisé dans de nombreuses formules et mélanges. Aide au maintien du processus de nourriture des tissus, particulièrement les muscles et les os. Calme l’esprit, aide au sommeil et prévient les déséquilibres qui peuvent mener à la maladie. Excellent contre le stress, l’hypertension, l’arthrite,… Très contemporain !
Arjuna. Une herbe de choix pour la santé cardiovasculaire. Réduit les effets du stress et de la nervosité. Régule la pression artérielle. Utilisé contre le cholestérol grâce à sa capacité à supprimer l’absorption des lipides par le sang. Possède également des propriétés diurétiques et toniques en cas de cirrhose du foie.
Guggul. Une herbe médicinale (résine) qui contrôle l’obésité et le cholestérol. Connue pour brûler les graisses. Populaire, du coup, aux USA, Japon et Europe. Possède de puissantes propriétés désinfectantes. Abaisse le taux de cholestérol et les triglycérides. Action sur la peau, la santé dentaire et les infections ophtalmiques. Large spectre d’activités.
Gymnema Sylvestre. Ou Meshashringi, mot qui signifie littéralement ‘destructeur de sucre’. Est utilisé depuis des siècles par la médecine ayurvédique pour réguler le métabolisme du sucre. Régénère entre autres les cellules du pancréas.
Amla. ou Emblica Officinalis. Un antioxydant puissant et naturel. Fruit contenant le plus haut taux naturel de vitamine C, mais aussi des minéraux et acides aminés. Propriétés antibactériennes prévenant les infections. Soigne les ulcères. Aussi utilisé comme laxatif.
uduchi. Un élément important des Rasayanas ou régénérant tonique de l’Ayurveda. Booste le système immunitaire, en améliorant les fonctions des cellules de protection, ou macrophages. Améliore la résistance du corps aux infections.
Neem. Rôle important dans le maintien de la santé globale. L’un des plus puissants détoxifiants et purificateurs du sang. Aide à maintenir, entre autres, une bonne circulation, digestion, respiration, et fonction urinaire. Est utilisé en application externe pour les problèmes de peau.
Chyavanprash. Composé d’une quarantaine d’herbes (avec une proportion importante de Emblica officinalis), ce mélange complexe est l’un des plus populaires de l’Ayurveda. Aide à maintenir la jeunesse en renouvelant les tissus et en contrecarrant la dégénérescence. Riche source de vitamine C. Prodigue vitalité et énergie, en veillant au métabolisme général.
Boswellia. Pour un bien-être général. Effet sur la santé globale ; un cousine de Guggul. Effet donc contre le cholestérol. Anti-inflammatoire.

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