Bien s’alimenter :

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La quête de nourriture contient en elle une peur ancestrale, connue des êtres depuis la nuit des temps, celle de venir à en manquer ! C’est un même besoin qui réunit les hommes et les animaux, les insectes et leurs prédateurs dans une quête unique et indispensable à la survie de toutes les espèces vivantes.
Le rythme des saisons agit également sur le comportement alimentaire : en utilisant cette évidence pour s’alimenter harmonieusement on crée une connexion entre l’homme et son environnement direct ; autrement on peut éventuellement glisser vers une ouverture aux troubles du comportement alimentaire qui amènent généralement à un dérèglement pondéral que l’on remarque de plus en plus ces dernières années dans notre société et tout particulièrement parmi les populations des plus jeunes dans nos pays industrialisés.

L’alimentation doit en principe couvrir les besoins de base, tout en évitant les risques de carences. Le fait de diversifier nos plats nous amène par exemple à contourner une routine certaine, condition principale pour éviter les surcharges, les carences et la monotonie qui sont les voies conduisant aux pathologies nutritionnelles. La diversité, qui permet de faire ressortir l’intérêt nutritionnel de tel ou tel type d’alimentation, c’est aussi ce qui permet de nous accorder de manière positive aux différents goûts rencontrés dans notre contexte socio-culturel, et permet de rester ouvert aux autres.
L’acte de manger est complexe : il allie uniformément plaisir, culture et besoin, qui forment les trois pointes de ce triangle vital. Cet acte nous apporte ce petit peu de fantaisie dérivant de goûts divers, il rappelle des souvenirs, il nous met en contact avec les autres, etc., les mets sont absorbés autant par notre organisme que par notre esprit, ils sont nécessaires à l’équilibre tout entier de notre corps et de notre psychisme. Dans l’art de cuisiner il faut savoir naturellement tirer le meilleur parti de tout, en y intégrant les éléments qui font partie de notre environnement local.

A notre époque où les couples travaillent souvent tous les deux, où l’on a recours à des repas vite préparés et trop souvent dans un four à micro-ondes par manque de temps surtout, personne ne devrait rester fermé à la notion d’alimentation « biologique » qui, de par la nature « propre » des aliments cultivés sans pesticides et autres engrais chimiques (qui retirent aux sols déjà épuisés leurs ressources de base), nous préserve de maladies et de carences liées à une alimentation de nos jours bien appauvrie en éléments  indispensables à notre bien-être et à une bonne santé présente et future pour les enfants.
N’oublions pas que c’est le fait de s’alimenter qui nous fournit notre énergie de vie, par conséquent c’est ce même « carburant vital » mal préparé, mal ingéré ou en trop grandes quantités qui peut aussi nous mener à une fin de vie malheureuse.

La « chaîne alimentaire », constituée de celui qui mange et de celui qui est mangé, loi de base dans la nature, nous amène devant le fait que les plus forts se nourrissant des plus faibles, ces derniers subsistent naturellement grâce aux plantes, algues et autres racines ou encore grâce à plus petit qu’eux, les insectes. Les êtres humains eux, derniers venus dans cette même chaîne alimentaire, dépendent plus ou moins directement des ressources tirées du monde végétal, quoique, de nos jours les hommes se soient mis à manger de tout et sans plus se soucier de ce qui est bon pour leur organisme et leur santé physique et mentale, détériorant ainsi de plus en plus les chances de vivre loin des maladies et empêchant par là leurs enfants de bien s’alimenter, tombant de ce fait facilement malades (diminution de la vitalité, fragilité de la santé des plus petits…).

Les habitudes alimentaires ont commencé à changer surtout depuis la dernière guerre mondiale et le boom industriel qui a suivi, dans le courant des années ‘60. Notre alimentation est devenue plus riche en aliments raffinés et en graisses animales par une plus grande consommation de viande et de graisses industrielles soi-disant végétales (margarines industrielles par exemple). De nos jours le pain est devenu, dans nos pays post-industrialisés, la seule façon (presque) pour nous de manger encore des céréales, quoique cette consommation va en diminuant chaque année… Notre apport en vitamines et en sels minéraux est limité, voire carencé, ceci en raison d’une consommation toujours plus grande d’aliments par trop industrialisés et donc « vidés » de leurs vitamines et minéraux. Il serait nécessaire de garder en mémoire le fait que nous co-habitons depuis longtemps sur cette planète avec les céréales, graines, légumineuses etc, que ce sont ces aliments qui créent la vie, régénèrent les cellules et nous apportent un équilibre et une santé stables.

Nous ne savons plus faire la différence entre une nourriture vivante et une nourriture ultra-raffinée, c’est-à-dire très appauvrie en vitamines et en sels minéraux parce que préparée longuement à l’avance et gardée sous conservant chimiques.
Actuellement les céréales sont consommées presque exclusivement sous forme de farine blanche, ou encore sous forme de céréales raffinées conservées dans des silos après un premier émondage et y restant généralement stockées jusqu’à leur mouture. Avant d’être moulues, elles passent dans une série de machines à nettoyer et sont moulues ensuite dans des machines avec des cylindres jumelés, cannelés ou lisses, entre lesquels passe le lot à moudre, le réduisant en fine poussières. Après chaque passage, la matière broyée est triée d’après la grosseur des particules.  Les déchets issus du blutage des farines sont leur son et leur germe, contenant des vitamines dont la nature est vitale pour notre organisme. On les utilise comme fourrage, nous nous voyons ainsi privés de ces riches substances nutritionnelles essentielles.
La farine blanche se conserve très longtemps, elle contient peu d’éléments vitaux. La farine complète par contre se conserve mal, s’oxydant naturellement assez rapidement car dès que les graines sont moulues le processus d’oxydation débute. Sa conservation est donc difficile ce qui la rend nettement moins profitable aux yeux des industriels décideurs de ces grosses multi-nationales qui nous font manger (mal) ce qui les enrichit eux.

Un exemple pour terminer cet exposé : prenons une femme qui se nourrit d’aliments raffinés, elle devra manger plus de 3000 kcal par jour pour couvrir ses besoins en magnésium, alors qu’avec des aliments complets (céréales, légumineuses, graines ou oléagineuses) il lui suffira d’absorber 2000 kcal.

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