L’ALIMENTATION DE L’HOMME : INTRODUCTION

L’alimentation de l’homme doit à la fois couvrir des besoins en évitant les carences, s’éloigner des répétitions pour éviter les surcharges, s’accorder aux rythmes de vie, au contexte social et culturel tout en restant ouvert à « l’autre » et enfin garantir une sécurité d’utilisation pour répondre aux préoccupations des médecins.

La quête alimentaire est sous tendue par la peur de manquer : la crainte d’une hypothétique future hypoglycémie conduit à débuter un repas. Le rythme des saisons a également son impact sur le comportement alimentaire : reconnaître ce fait et l’exploiter à travers une alimentation spécifique n’est autre que mettre en harmonie l’homme et son environnement ; le nier c’est ouvrir la porte aux troubles du comportement alimentaire et au dérèglement pondéral.

La diversité des plats, la diversité des aliments, c’est la condition pour éviter les surcharges, les carences et la monotonie qui sont les voies conduisant aux pathologies nutritionnelles. La diversité, c’est aussi ce qui permet de faire ressortir l’intérêt « médical » de tel ou tel type d’alimentation. Il faut admettre que l’acte de manger est complexe. Plaisir, nécessité et culture en sont les trois pôles. Chaque repas nous apporte son lot d’émotions : souvenirs, rejet, dégoût mais aussi plaisir et dépaysement.

L’équilibre protéique peut être obtenu à partir d’éléments végétaux : la semoule de blé dur et le pois chiche, la galette de maïs et les haricots rouges ont longtemps permis l’apport protéique équilibré à des populations nombreuses et ce encore aujourd’hui avec un coût financier réduit.

Enfin, notre époque, marquée par le souci sécuritaire, ne saurait être insensible à l’alimentation « biologique » qui, sans être une panacée peut au moins partiellement être une réponse aux risques non obligatoirement immédiats de l’usage, de l’abus des pesticides et autres intrus de la production alimentaire.

(voir le livre « la nouvelle cuisine familiale – l’été », de Brigitte Fichaux, Ed. GabriAndre, extrait préface p. 5 ; idem « - l’automne » extrait préface p. 5)

Bien que souvent négligé, le fait évident que l’existence humaine dépend avant tout des aliments fournis par la nature ne laisse aucune excuse au manque de soin dans le choix et la préparation de notre alimentation et dans notre façon de manger et de boire.
Nous oublions trop souvent que, si notre nourriture fournit l’énergie vitale pour nous maintenir en vie, elle peut aussi, lorsqu’elle est mal préparée ou excessive, mettre fin à la vie.

L’écologie a pour loi que toute vie animale dépend pour son existence du règne végétal, qui transmute les facteurs chimiques naturels en aliments digestibles. La « chaîne alimentaire », hiérarchie de celui qui mange et de celui qui est mangé, impose le fait que les grands poissons se nourrissent des plus petits, ces derniers se nourrissant des plantes maritimes ou de rivière. De même les humains, dont l’évolution en a fait la plus récente acquisition de cette chaîne alimentaire, dépendent plus ou moins directement du monde végétal pour leur alimentation. (…) l’expérience nous enseigne que, bien que l’homme démontre continuellement sa capacité à manger tout ce qu’il veut (mais à quel prix), sa santé et sa vitalité néanmoins sont d’autant meilleures qu’il tire au maximum sa subsistance du monde végétal.

(voir le livre « Cuisine macrobiotique » de Lima Oshawa, extrait préface p. 17 - Ed. Guy Trédaniel)

OO

L’art de cuisiner est le plus élaboré que l’homme ait inventé. La cuisine sert à entretenir les fonctions vitales de base ,à la fois mentales et physiques. Pour cuisiner il faut tirer le meilleur parti de tous les éléments qui font notre environnement sans oublier l’eau, le feu, la pression atmosphérique, les différentes espèces de plantes et d’animaux, le sel et autres minéraux, les variations saisonnières des climats, les cycles célestes et astronomiques.

(voir le livre « Cuisine macrobiotique » de Aveline Kushi, extrait préface p. 9 - Ed. Guy Trédaniel


Notre société, chose étrange, ne sait plus comment il faut se nourrir. Elle ne sait pas faire la différence entre une nourriture vivante et une nourriture dénaturée, raffinée, c’est-à-dire appauvrie, préparée longuement à l’avance, conservée – morte. De ce fait, les maladies se multiplient, notre vitalité diminue.

Les céréales, graines, légumineuses, graines germées, sont des aliments biogéniques et bioactifs, ils créent la vie, régénèrent les cellules, apportent équilibre, vitalité et santé.
Alors que les aliments dénaturés par le raffinage, les procédés de conservation chimiques et thermiques, par l’adjonction de colorants, deviennent biostatiques et biocidiques, ils ralentissent et tuent la vie.

Durant le siècle actuel, les habitudes alimentaires ont changé, surtout depuis la dernière guerre mondiale. Notre alimentation est devenue certes plus variée, mais aussi plus riche en sucre raffiné, en graisses animales par une trop grande consommation de viande et de graisses industrielles, dites végétales (margarines qui sont étrangères à la nature). L’emploi de céréales a diminué et presque disparu de notre alimentation. Pensons simplement à la consommation de pain qui diminue chaque année…

En général, notre apport en vitamines et en sels minéraux est limité, voire carencé, ceci en raison d’une consommation toujours plus grande d’aliments ne fournissant que des « calories vides », c’est-à-dire non accompagnées de vitamines et de minéraux.
C’est en observant pendant 20 ans les Esquimaux se nourrissant presque exclusivement de poissons (gras) sans être atteints de maladies cardio-vasculaires qu’on a découvert récemment que les poissons gras étaient riches en acides gras polyinsaturés.

Actuellement les céréales sont consommées presque exclusivement sous forme de farine blanche (…) ou sous forme de céréales raffinées (riz blanc). Les céréales sont stockées dans des silos après avoir été grossièrement nettoyées, et elles y restent généralement jusqu’à leur mouture. Avant d’être moulues, les céréales sont nettoyées à fond ; pour cela, elles passent dans une série de machines à nettoyer. Les céréales sont moulues ensuite dans des machines pourvues de cylindres. Ce sont des cylindres jumelés, cannelés ou lisses, entre lesquels passent le lot à moudre ; ils le réduisent en fines particules. Après chaque passage, la matière broyée est triée d’après la grosseur des particules.
Il existe différentes sortes de farines qui se différencient par leur taux d’extraction ou de blutage, c’est-à-dire par la quantité de farine obtenue avec 100kg de céréales. Le déchet qui est le son et le germe contient des éléments vitaux ; il est utilisé comme fourrage, nous sommes ainsi privés de substances nutritionnelles essentielles. La farine blanche se conserve très longtemps, elle est stable car elle contient peu d’éléments vitaux. Plus le blutage est important, (farine fleur), plus elle se conserve facilement. (…) La farine intégrale se conserve mal, elle s’oxyde très rapidement ; dès que les graines sont moulues le processus d’oxydation commence. Sa conservation est donc difficile, elle n’est pas stable et peut rancir.

Par exemple, pour couvrir ses besoins en magnésium, une femme qui se nourrit d’aliments raffinés devrait manger plus de 3000 kcal par jour, alors qu ‘avec des aliments complets (céréales, légumineuses, graines oléagineuses) il lui suffira d’absorber 2000 kcal.

( voir livre « Les céréales gastronomiques » de Anny Vagnières, extraits introduction p. 13 à 19 – Ed. Equilibres Aujourd’hui )

MYTHES ET RÉALITÉS SUR L’ALIMENTATION VÉGÉTARIENNE
http://www.geocities.com/RainForest/Jungle/7621/mythevege.html