Catégorie: Complément d'informations

Harmonisation de l'Alimentation

Alimentation macrobiotique standard

Ligne générale

L'alimentation macrobiotique standard varie selon les conditions de l'environnement et particulièrement en fonction du climat, de la saison, de la température et de l'atmosphère. Elle varie également selon les différences personnelles d'âge, de sexe, d'activité, d'arrière-plan culturel, selon la condition individuelle du point de vue de la santé et selon les besoins personnels.

Par exemple, les personnes vivant dans les régions polaires dépendent fortement des viandes et des graisses animales, consommées fraîches ou naturellement transformées, telles que les baleines, caribous (rennes du Canada), et rats musqués, accompagnées d'un pourcentage relativement faible d'aliments de qualité végétale, comme nous l'avons vu dans le chapitre consacré à l'alimentation traditionnelle, à propos des Inuits et autres populations de l'Arctique. Leur alimentation macrobiotique standard comprend davantage d'aliments d'origine animale que celles des populations des régions tempérées ou tropicales. Comme autre exemple, les personnes vivant dans les régions situées au milieu de l'Union Soviétique dépendent de la consommation de gruau de sarrasin ou kasha, qui est leur aliment principal depuis de nombreux siècles et, du point de vue de la macrobiotique, cette céréale rustique leur est climatiquement adaptée. A  l'inverse, les personnes vivant dans des régions plus équatoriales dépendent davantage du maïs, comme nous l'avons vu à propos de l'histoire des populations de l'Amérique Centrale et de l'Amérique du Sud.

Les peuples, qui depuis longtemps vivent en haute montagne où des conditions géologiques et climatiques rendent impossible la culture des céréales qui poussent normalement en plaine, dépendent des graines, racines, écorces et autres herbes sauvages ainsi que des céréales de montagne et des oiseaux et animaux sauvages. Tous les modèles alimentaires décrits ci-dessus sont pratiqués depuis des milliers d'années et peuvent être considérés comme les alimentations macrobiotique standard de ces peuples et de ces régions particulières. Cependant, des modifications mineures peuvent être apportées, dans une perspective nutritionnelle moderne, tant dans la combinaison des aliments d'un même repas que dans les méthodes de préparation.

L'alimentation macrobiotique standard décrite dans ce livre s'applique à la majorité des populations de la terre vivant dans les régions climatiques tempérées à quatre saisons incluant, d'une façon générale, la plus grande partie de l'Amérique du Nord, l'Europe, l'Union Soviétique, la Chine, le Japon, la majeur partie de l'Asie et une partie de l'Amérique latine et de l'Australie. Les peuples de ces régions climatiques, excepté pour certaines zones distinctes telles que les hautes montagnes, les déserts, les îles ou les marais pour lesquelles des modèles diététiques différents sont requis, ont développé des sociétés industrielles modernes, et leur façon de vivre et surtout leur état de santé et de maladie et leur conception de la paix et de la guerre, sont déterminants pour la destinée de l'ensemble de l'humanité.

Dans cet important ensemble géographique, la rapide dégénérescence physique et psychologique s'étend, du fait des modèles diététiques chaotiques observés individuellement et collectivement dans  les familles et les communautés. Il est essentiel, pour le bien-être de tous les peuples de la planète, qu'une compréhension claire des principes diététiques corrects soit rétablie dans les régions à climat tempéré. Les principes qui suivent sont un compas pour nous réorienter dans une direction plus en harmonie avec l'Ordre naturel de l'Univers.


Distinction entre aliments principaux et aliments additionnels:

la consommation de céréales complètes en grains et des produits qui en dérivent, comme aliment principal quotidien, entraîne un équilibre naturel de l'énergie et de la nutrition, conduisant à une pensée et un comportement centrés, au maintien de la santé humaine et de l'unité de la famille et à l'harmonie de la communauté. Tous les autres aliment incluant soupes, haricots, légumes, algues, fruits, poissons et crustacés, les autres nourritures animales, les graines et les noix, les condiments et les assaisonnements sont additionnels. Les aliments principaux tels que le riz complet, les grains entiers de blé, d'orge, de millet et d'autres céréales doivent être consommés à chaque repas alors que les aliments additionnels peuvent varier selon les jours, les saisons et les régions et en fonction des traditions familiales. Les aliments principaux préservent et développent nos caractéristiques fondamentales d'êtres humains.


Distinction entre les aliments additionnels selon leur importance et la fréquence de leur consommation:

les volumes, proportions, combinaisons et façons de préparer les aliments        
additionnels tels que les soupes, les haricots et produits dérivés et les algues varient selon le climat,  la saison et les autres facteurs de l'environnement ainsi qu'avec la condition et les besoins
personnels. Les aliments additionnels, selon la façon dont ils sont utilisés, accentuent ou au contraire atténuent certaines qualités physiques, psychologiques ou spirituelles. Du fait des différents constitutions des sols, des caractéristiques géologiques, des conditions climatiques et d'autres facteurs liés à l'environnement, les aliments additionnels et leurs combinaisons varient largement , contribuant ainsi à différencier les expressions culturelles, familiales et personnelles. Une telle diversité de pensée, de coutumes, de comportement et de langage rejaillit directement sur la terre et sur les produits qui en sont issus. Cette merveilleuse facette de notre héritage culturel est mise en péril par le système d'alimentation moderne et sa nourriture homogène et uniforme.


Distinction entre les aliments agréables selon les satisfactions sensorielles et émotionnelles individuelles, les contingences sociales, les habitudes culturelles, les tendances de la mode et autres facteurs: 

les aliments pour réunions et repas légers et rapides comme les hors-d'œuvre, les canapés, les tempuras et les fritures rapides et ceux pour accompagner les plat principaux comme les sauces et les ragoûts très parfumes, les pains et les pâtisseries, les desserts, les fruits, les jus, la bière, le vin le saké et d'autres boissons légèrement alcoolisés et bien d'autres choses similaires peuvent, s'il sont de bonne qualité, être consommes  chaque jour. Les aliments pris pour le plaisir ne sont pas nécessaires pour maintenir et développer les qualités humaines physiques, sociales et spirituelles. Mais ils influent sur les comportements émotionnel et social individuelles, selon le volume et la fréquence de leur utilisation. Ils peuvent être consommés modérément par les personnes habituellement en bonne santé. Dans la société moderne, cependant, les plaisirs de la table sont devenus une habitude quotidienne pour beaucoup d'individus et des familles avec les conséquences destructrices qui en résultent pour leur santé et leur conscience.

A côté des trois catégories d'aliments décrites ci-dessus, il en existe une quatrième : les substances alimentaires à usage médicinal.

Le soulagement des maux et des maladies peut habituellement être obtenu par l'usage temporaire de certaines substances alimentaires, seules ou en  combinaison avec d'autres ingrédients et préparées de différentes façons. Les substances médicinales incluent quelquefois des aliments, boisson ou herbes très énergiques non recommandés, aussi bien pour un usage régulier qu' occasionnel, dans l'alimentation courante de tous les jours. Les aliments médicinaux ont une utilisation qui n'est pas fondamentale mais qui est liée aux symptômes et ile est préférable que leur utilisation s'effectue sous le contrôle d'un membre d'une famille macrobiotique expérimenté ou d'un conseiller macrobiotique. Les préparations médicinales ne sont pas considérées comme faisant partie de l'alimentation macrobiotique standard, aussi seront-elles abordées séparément dans un prochain chapitre. Sur la base de ces principes, les grandes lignes de l'alimentation macrobiotique qui suivent, ont été formulées pour les régions tempérées du monde (voir figure 2). Ces grandes lignes prennent en compte l'harmonie avec l'ordre de l'évolution, les traditions diététiques universelles de l'Orient, de l'Occident, du Nord et du Sud, les variations saisonnières ainsi que les conditions et besoins individuelles. Elles ont ensuite été modifiées pour satisfaire, avec modération, aux avantages et aux convenances de notre civilisation moderne.

1.Céréales complètes en grains: l'aliment principal de chaque repas est la céréale complète en grains et représente de 50 a 60 pour cent du volume total du repas. Les céréales entières incluent le riz complet, les grains de blé, d'orge, de millet et de seigle entiers ainsi que le maïs, le sarrasin et d'autres plantes similaires. De temps en temps, des dérivés du grain complet tels que les flocons de blé ou d'avoine, les nouilles, les pâtes, les pains, les gâteaux cuits au four et les autres produits à base de farine peuvent être servis comme partie du volume total de l'aliment principal. Cependant, leurs qualités énergétique et nutritive sont inférieures à celles du grain consommé sous sa forme entière qui doit constituer la base idéale de chaque repas.

2.Soupe : un ou deux petits bols de soupe, représentant de 5 à 10 pour cent de notre alimentation, peuvent être consommés chaque jour. Le bouillon est fréquemment préparé avec du miso ou du tamari, qui sont obtenus à partir de haricots de soja naturellement fermentés avec du sel de mer et des céréales; à ce bouillon sont ajoutées, durant la cuisson plusieurs variétés de légumes et d'algues, principalement des wakamés ou des kombus, des carottes, des oignons, du chou chinois, des feuilles et des racines de daïkon. La saveur de la soupe au miso et au tamari devrait être légère, ni trop salée ni trop douce. Les soupes faites avec des céréales, des haricots, des légumes et occasionnellement, une petite quantité de poisson ou de crustacés peuvent être préparées.

Extrait de :

Titre : HARMONISATION DE L'ALIMENTATION

Chapitre : SELON LES VARIATIONS DE L'ENVIRONNEMENT ET LES BESOINS PERSONNELS

De Aveline & Michio Kushi - Edition Guy Trédaniel

Michio Kushi (久司 道夫 Kushi Michio) né en 1926 au Japon, a contribué à introduire la macrobiotique moderne aux États-Unis au début des années 1950. Il a enseigné la philosophie, le développement spirituel, l'hygiène, l'alimentation, et les maladies au cours de conférences à travers le monde.

Les huiles précieuses d'Eric Vigean

 Valeurs actuelles, 23 mars 2007 - Article de Jean Miot


Eric Vigean est un maître artisan d'une huilerie française fondée en 1930 par son grand-père, André Vigean. Il nous invite à découvrir " de grands crus d'huiles artisanales "

La lourde pierre de meule tourne, infatigable, depuis trois générations. Vous êtes au nord du Berry, c'est-à-dire au coeur de la France qui n'est en fait rien d'autre que le Berry avec des provinces autour.
Le grand-père, André Vigean, fut le fondateur d'une petite huilerie artisanale, à Clion-sur-Indre, travaillant traditionnellement la noix et la noisette. Le père, Philippe, actif dans l'entreprise, est un des rares survivants de l'industrialisation. Il a su résister en modernisant l'huilerie familiale grâce à un subtil mariage d'amour et de raison entre la tradition artisanale et les technologies nouvelles. Aujourd'hui, le fils, Eric, 40 ans, est non seulement le plus jeune des maîtres huiliers de France mais le second : ils ne sont que deux ! Lautre, Emile Noël, 78 ans, exerce encore dans le Gard, à Pont-Saint-Esprit. Eric Vigean, multipliant les trophées et les médailles avec ses huiles d'exception, a poursuivi les efforts de modernisation de son père. Il est entré dans le IIIième millénaire avec trois objectifs : respecter l'environnement autant que les obligations réglementaires ; s'adapter aux nouvelles attentes des consommateurs avides d'autres saveurs et surtout de diététique. Enfin, s'ouvrir à l'exportation. "L'aventure, c'est l'ouverture", proclame le maître huilier, avec la patience et la ténacité qui caractérisent le Berrichon. Comptant vingt salariés, l'entreprise a doublé son chiffre d'affaires en dix ans, pour peser 6,5 millions d'euros. Elle est présente en France dans les magasins spécialisés et dans certaines grandes surfaces et s'exporte remarquablement bien en Europe comme en Amérique, et depuis peu en Corée du Sud.

Contrôler en toute transparence

Ce sont ses "huiles gourmandes à l'ancienne" qui ont permis à Eric Vigean de conquérir ces lointains marchés. Les Polonais n'ont pas résisté, les Coréens en sont fous et les Canadiens, si sensibles à l'environnement et à la santé, sont d'indiscutables références. La sécurité alimentaire est bien la priorité d'Eric Vigean. Mais nul besoin des conseils imbéciles, devenus depuis peu obligatoires dans la publicité sur l'alimentation, qui nous infantilisent et réduisent chaque jour davantage notre liberté individuelle.
Il pratique avec rigueur une approche préventive qui garantit la traçabilité. D'abord en amont : un numéro de lot est attribué à la réception de chaque matière première, sélectionnée et contrôlée avant l'achat chez les fournisseurs locaux, puis tout au long de la chaîne de fabrication. Ensuite en aval : chez le consommateur, garantissant la maîtrise d'une qualité supérieure certifiée aussi bien que la sécurité pour la santé. Chaque huile, conditionnée dans des bouteilles en verre teinté (pour la protéger de la lumière, comme le vin), porte un numéro servant à sa traçabilité et une date limite d'utilisation optimale.

"Toutes les matières premières sont rigoureusement dépoussiérées, nettoyées avant trituration et décortiquées s'il le faut. Amande douce, cameline, colza, noisette, noix , tournesol sont triturés sans préchauffage. La courge et le sésame sont préchauffés entre 20 et 25°C" explique Eric Vigean.

"Le pressage se fait sur de petites presses continues à vis sans fin, à vitesse lente et à une température inférieure à 40°C. A froid, l'huile obtenue est un jus qui renferme tous les principes nutritifs essentiels. Nos huiles ne passent pas dans des centrifugeuses, elles sont simplement filtrées par du papier buvard alimentaire, sans adjuvant chimique, pour leur donner leur limpidité" poursuit-il.

Ici, rien ne se perd : le tourteau résiduel, après la presse, devient aliment pour le bétail ou amorce pour la pêche.

Des huiles authentiques et diététiques


Les Huiles VigeanEric Vigean le confesse : il rêvait de devenir vigneron, voire sommelier. Ce rêve,il l'a réalisé, tant sont grandes les similitudes entre le vin et l'huile. Comme le nectar des dieux, elle doit être douce au palais, agréable au goût, avec "de la robe" de belle couleur. Il existe des grands crus d'huile comme des grands crus de vin, variant avec le terroir et les conditions climatiques. Les cuves de stockage sont à l'identique. A une différence près : contrairement au vin, l'huile ne se bonifie pas avec le temps. Pas plus d'un mois de cave, à l'abri du froid, avant de passer sur les chaînes d'embouteillage.

Après les milliers de tours de presse, la maître huilier, accompagné de deux autres "nez" de la maison, hume pendant de longues heures le moindre défaut. Ses huiles de noix, de noisette, d'argan, de sésame "gourmande à l'ancienne" sont de pures merveilles, à utiliser avec subtilité. Poussant le souci de la diététique à son comble, Eric Vigean a lancé un nouveau concept ; la gamme Vigeoline spéciale cuisine, délicat mélange bio de colza, de sésame et de tournesol. Mieux : il a pensé à toute la famille avec Future Maman, Junior Plus et même Vigeoline Senior ! Belle démonstration d'adaptation au goût du jour tout en conservant la tradition artisanale, synonyme de qualité.

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