Guide OGM Greenpeace 2006 (version imprimable) 05 février 2007 Afin d'économiser du papier, pensez à imprimer ce document en recto-verso. >>> Télécharger le PDF (202 Kb)
A lire attentivement avant d'aller faire vos prochaines courses au supermarché, si vous vous sentez concernés, bien sûr... Et bon appétit... Merci à Greenpeace pour sa Liste (non exhaustive) des produits avec ou sans OGM (liste établie au 31/07/01) + Alimentation Animale. Ces listes sont élaborées en fonction de la position des fabricants.
ATTENTION SANS OGM NE SIGNIFIE PAS FORCEMENT BIO A l'heure actuelle, des OGM (organismes génétiquement modifiés) peuvent se trouver dans les produits dérivés du maïs et du soja (farines, protéines, amidon, huiles, lécithine, maltodextrine, sirop de glucose, dextrose, etc.). Le maïs doux en grains, en provenance d’Europe, n’est pas transgénique. Les ingrédients BIO portant la mention "AB" sont exempts d’OGM 0000,0000,0000(voir règlementation) .Le Règlement européen impose l’étiquetage des produits à base de maïs ou de soja transgénique.
Suite:
Depuis le 10 avril 2000, les fabricants ont obligation de faire figurer sur les emballages de leurs produits la mention " issu de maïs/soja génétiquement modifié " lorsque les ingrédients ou les additifs (voir etiquettes OGm) de ces produits contiennent plus de 1% de maïs ou de soja génétiquement modifiés. Un certain nombre de produits dans lesquels l’ADN modifié ou la protéine ont disparu du fait de la transformation (comme les huiles) seront dispensés de l’ obligation d’étiquetage... La liste blanche des produits alimentaires ne cesse de s’accroître. Depuis la dernière version de la liste sous cette forme, nous avons obtenu les garanties pour certains produits de la marque Monoprix. Concernant les produits céréaliers de Kellogg’s, outre les céréales destinées au petit déjeuner, nous sommes toujours en attente de garanties plus précises, ce qui ne nous permet pas de les faire figurer dans la liste blanche. Nous avons décidé d'inclure dans la liste noire, donc pour les fabricants ne garantissant pas l'absence d'OGM, les produits, de plus en plus nombreux depuis quelque temps, dont la composition ne mentionne plus que " lécithine, amidon modifié, dextrine ou huiles végétales ", sans précision concernant l’origine (soja, maïs ou autre). Il est clair qu’il s’agit pour eux d’éviter d’attirer l’attention sur ces mots (maïs, soja) qui rappellent les OGM aux consommateurs. N’hésitez pas à contacter les fabricants pour une clarification éventuelle sur la composition des additifs. Rappel : amidon modifié : modification physico-chimique de l'amidon, sans aucun rapport avec les OGM Parallèlement, les OGM continuent à pénétrer à notre insu dans la chaîne alimentaire via l’alimentation des animaux d’élevage. Le secteur de l’alimentation animale concerne l’essentiel du marché des OGM. Pour s’assurer d’une alimentation non contaminée par les OGM, il faut refuser que l’industrie du génie génétique utilise l’alimentation animale pour écouler en douce ses OGM. Nos listes de produits avec ou sans OGM commencent à intégrer la question des OGM utilisés pour alimenter les animaux que nous consommons (cf 2ème partie de liste)
Actuellement, les consommateurs ne disposent donc pas de l'information nécessaire pour choisir, en connaissance de cause, le contenu de leur alimentation. Les OGM peuvent se retrouver par 2 voies distinctes dans l'alimentation : par le biais des produits destinés à l'alimentation humaine et par le biais de l'alimentation des animaux d'élevage que nous consommons. Les produits issus de l'agriculture biologique (logo "AB") sont exempts d'OGM.
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Une nouvelle liste noire pour les produits toxiques
LE MONDE | 08.05.09 | 16h11 • Mis à jour le 08.05.09 | 16h11
GENÈVE CORRESPONDANCE
On les appelle les POP : il s’agit des polluants organiques persistants,
ces substances chimiques hautement toxiques et résistantes à la
dégradation qui s’accumulent dans les organismes vivants et se
propagent par l’air et l’eau sur de grandes distances, contaminant
durablement les écosystèmes terrestres et aquatiques.
Genève était, du 4 au 8 mai, l’hôte d’une importante réunion,
organisée sur le sujet dans le cadre de la Convention de Stockholm . Ce
traité, adopté en mai 2001 et qui compte 162 Etats partie prenante -
les Etats-Unis envisageant de le rejoindre -, a pour objectif
d’éliminer ou de restreindre la production et l’utilisation des POP,
dont les effets sur la santé humaine et animale sont multiples :
détérioration des systèmes immunitaires, nerveux et reproductifs ;
mutations génétiques et cancers. “Les agriculteurs, les femmes
enceintes, les jeunes, les générations à venir et certaines communautés
isolées comme celles de l’Arctique sont particulièrement vulnérables” , a rappelé Achim Steiner , directeur du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).
Jusqu’ici, seuls douze pesticides et produits chimiques - la “sale douzaine” dont le DDT, les dioxines, les furanes et les PCB
- figurent sur la liste noire de la Convention. Les délégations des 150
pays présents à Genève débattaient de la nécessité d’y adjoindre neuf
poisons largement utilisés dans l’industrie électronique et textile. “Pour certains pays, on touche là à de très importants enjeux économiques”, explique Fatoumata Keita Ouane, attachée scientifique au secrétariat de la Convention de Stockholm. “Les
neuf substances que nous recommandons d’ajouter sont encore largement
produites et utilisées, alors que celles de la “sale douzaine” étaient
plutôt des produits en fin de vie” , explique-t-elle.
Le sulfonate de perfluorooctane (PFOS), dont la Chine est le principal producteur, fait l’objet d’intenses négociations. Pékin a fait valoir son droit à obtenir “une assistance technique et financière” conséquente,
en échange de possibles concessions. Le PFOS, interdit aux Etats-Unis
(autrefois fabricant numéro un) et en Europe, est largement utilisé
pour la fabrication des ordinateurs et des télévisions, contaminant les
ouvriers, puis les utilisateurs. Il entre aussi dans la composition des
imperméabilisants et des produits antitaches dont sont imprégnés
certains textiles, et dans les mousses anti-incendie et les fluides
hydrauliques. Autant de produits qui inondent les marchés européens et
dont on connaît très mal le pouvoir de nuisance à long terme. “En
ce qui concerne le PFOS, outre sa nocivité qui est connue, on ne sait
même pas en combien d’années cette substance se dégrade” , fait remarquer M me Keita Ouane.
Autre produit sur la sellette : le lindane, un
pesticide que seules le la Roumanie et l’Inde produisent encore,
couramment utilisé dans les shampoings antipoux et en médecine
vétérinaire dans de nombreux pays africains, asiatiques et
sud-américains. L’Union européenne (UE) et les Etats-Unis l’ont
interdit. La substance, qui est dite “bio-accumulative” (ses quantités
augmentent à mesure qu’elle remonte la chaîne alimentaire), sert aussi
à traiter les ananas et les semences de maïs, en particulier au Kenya,
grand exportateur de produits agricoles vers l’Europe. A Genève, le
Kenya cherche à obtenir une dérogation pour continuer à utiliser ce
poison, comme le prévoit la Convention de Stockholm qui accorde des
exemptions d’une durée maximale de cinq ans, sur présentation d’un
rapport justificatif.
Enfin, le pentabromodiphényléther (PentaBDE)
- et autres retardateurs de flammes -, encore massivement présent dans
les pays en voie de développement, continue à provoquer de vifs débats.
L’Union européenne, qui en a interdit l’utilisation, s’inquiète des
problèmes de recyclage auxquels elle pourrait être confrontée si la
substance était inscrite sur la liste des POP. Les produits qui en
contiennent devraient alors être traités à part, ce qui entraînerait un
véritable casse-tête et des coûts élevés.
Reste aussi à savoir dans quelle annexe de la convention ces neuf
substances seront classées. L’annexe A regroupe les substances
totalement interdites de production et dont l’utilisation est
strictement limitée. L’annexe B, celles qui peuvent encore être
produites et utilisées, comme le DDT, mais avec des “buts acceptables” .
Agathe Duparc Article paru dans l’édition du 09.05.09.