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Dalai Lama in conversation with some of the nation’s leading activists

 

A Link TV exclusive documentary that presents highlights of an extraordinary day-long ethics conference, featuring the Dalai Lama in conversation with some of the nation’s leading activists. A co-production of Tibet House U.S. in New York and Link TV, the program brings together for the first time ever one of the world’s most important spiritual leaders with renowned journalists, economists, environmentalists, and politicians to discuss the ethical dilemmas of the new millennium.

With allegations of government subterfuge, corporate malfeasance scandals and a devastating global warming crisis dominating the headlines, this unprecedented television program gives millions of Americans a rare glimpse into the enlightening ethical teachings, peaceful nature, and often surprising humor of the Dalai Lama.

The program shows highlights from four panels: Ethics and the Environment (with David Crow, Randall Hayes, Paul Hawken), Ethics and the Media (with Amy Goodman, Katrina vanden Heuvel, Susan Sarandon); Ethics and Economics (with Ben Cohen, Amy Domini, Russell Simmons); and Ethics and the Politics of Peace (with Dr. Helen Caldicott, Dennis Kucinich, and Rev. Al Sharpton). The discussions are intercut with interviews from the panelists, who provide personal insights into their impressions of the dialogue and what ethics means to them.

The program was filmed in September, 2003 at New York’s Town Hall.

http://www.linktv.org/programs/dalai

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La Troisième Révolution

Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance. Nous avons chanté, dansé.

Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s’est marré. Franchement on a bien profité. Et l’on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes.
Mais nous y sommes. À la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui.
On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidée, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Évidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux. D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance. Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais. Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, -  attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille - récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore), on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés.
S’efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde. Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d’échappatoire, allons-y. Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible.
À condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie - une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être. À ce prix, nous réussirons la Troisième révolution. À ce prix, nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.
 

Par Fred Vargas
(archéologue et écrivain), le 16 décembre 2008.

Guide pour un noël sans OGM

Paris, le 4 décembre 2008. Greenpeace publie
aujourd’hui un guide des produits avec et sans OGM centré sur les
produits symboliques des fêtes de fin d’année. Foies gras, saumons
d’élevages, volailles, fromages sont passés au crible. Le marché se
partage clairement entre les filières dont les animaux sont nourris aux
OGM et celles qui font l’effort de les exclure : le bio, certaines AOC
et labels de qualité… De nombreux fromages AOC (Cantal, Reblochon,
Comté ou Gruyère) ont fait cette démarche, ainsi que de gros
producteurs de volailles comme Loué. En revanche, on ne peut
que regretter que des groupes comme Doux, Riches Monts ou Fauchon
restent sourds aux demandes des consommateurs.

Téléchargez le guide :
- version couleur
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« Si pour la majorité des français, plaisir, gastronomie et
produits de qualité ne se conjuguent pas avec les OGM, ceux-ci se
trouvent fréquemment dans les assiettes !
précise Rachel Dujardin de Greenpeace. Ce
guide donne accès à une information qui n’est pas affichée sur les
étiquettes des produits et permet ainsi au consommateur de faire le
choix de la santé et de l’environnement.
»

De nombreux produits symboliques des tables occidentales pendant la
période de fêtes de fin d’année sont issus d’animaux nourris au soja
GM. Et alors que des doutes existent sur l’innocuité des OGM sur
l’alimentation des animaux, rien n’oblige les industriels à en faire
mention… Les filières de qualité qui font l’effort de les
exclure n’ont pas non plus la possibilité de le faire savoir sur les
étiquettes.
Majoritairement opposés aux OGM, les consommateurs
n’ont donc pas la liberté de choisir entre des produits avec ou sans
OGM et cautionnent ainsi malgré eux le développement de ces cultures
dans le monde.

Pour réaliser ce guide, Greenpeace a envoyé un questionnaire aux
industriels de l’agroalimentaire afin de savoir s’ils utilisent des
produits élaborés à partir d’animaux nourris aux OGM. Selon leurs
déclarations, ces produits sont classés dans l’une de ces trois
catégories :

- Vert : le fabricant garantit ne pas utiliser de
produits animaux ou issus d’animaux nourris aux OGM. De nombreux
fromages AOC ont récemment décidé de ne pas utiliser d’OGM et sont
passés en vert : Abondance, Cantal, Emmental de Savoie, Gruyère,
Reblochon.
- Orange : le fabricant affirme avoir
entamé une démarche pour exclure les OGM de l’alimentation animale,
mais ne peut pas encore garantir qu’il n’en utilise plus du tout.
- Rouge
: le fabricant ne certifie pas que les produits animaux ou issus
d’animaux, utilisés dans la fabrication de ses produits, proviennent de
bêtes nourries sans OGM. Il est à noter que les fabricants qui font des
efforts ont généralement intérêt à le faire savoir. C’est pourquoi les
entreprises qui n’ont pas répondu et n’ont donc pas garanti l’absence
d’OGM dans leurs productions sont en rouge. Les fromageries Riches
Monts, la société fromagère de la Brie ou encore les producteurs de
volailles Doux et Duc (à l’exception de ses volailles certifiées)
s’illustrent dans cette catégorie… On peut également s’étonner qu’un
grand nom comme Fauchon ne témoigne pas non plus de la moindre
préoccupation environnementale.

Greenpeace réclame un étiquetage permettant au consommateur de savoir si les animaux ont été nourris ou pas avec des OGM.

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